Ski: Lara Gut et Lindsey Vonn en ouvreuses des mondiaux
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SkiLara Gut et Lindsey Vonn en ouvreuses des mondiaux

Habituées des podiums, les deux favorites du Super G dames ont souvent fait l'expérience des risques de leur discipline. Début de la compétition mardi à 12 heures

La Tessinoise Lara Gut fait partie des favorites des mondiaux de ski 2017 à St-Moritz. (Lundi 6 février 2017)

La Tessinoise Lara Gut fait partie des favorites des mondiaux de ski 2017 à St-Moritz. (Lundi 6 février 2017)

Instagram/ laragutofficial

La Tessinoise Lara Gut et l'Américaine Lindsey Vonn se présentent en favorites du Super G dames qui ouvre mardi (12heures) le programme des Mondiaux de Ski alpin de St-Moritz. Toutes deux ont souvent touché la neige d'un peu trop près.

Nombreuses chutes

Le clan helvétique abat, sur le papier, sa meilleure carte de la quinzaine avec Lara Gut en super-G. Meilleure chance de médaille et de titre pour la Suisse, elle a chuté lors du dernier Super G de Cortina d'Ampezzo (Italie) fin janvier, remporté par la Slovène Ilka Stuhec, l'une des autres favorites.

Lara Gut s'en était tirée avec de grosses contusions à la cuisse et au bras. Pas de quoi toutefois remettre en cause sa participation à ce super-G inaugural. «Je suis à nouveau fit à 100%», a-t-elle rassuré dimanche soir devant la presse. «J'ai passé la semaine à me faire soigner par mes physiothérapeutes. Ce n'était évidemment pas la préparation souhaitée pour les Mondiaux, mais il faut savoir s'adapter», a-t-elle ajouté.

Le premier podium de Lara Gut en 2008

La Tessinoise de 25 ans, première Suissesse depuis Vreni Schneider (en 1995) à avoir remporté le Gros globe la saison passée, ne peut qu'apprécier St-Moritz. C'est dans la station des Grisons qu'elle avait décroché son premier podium (3e en descente en février 2008) et sa première victoire en Coupe du monde, déjà sur un Super G en décembre 2008, avant de se blesser la saison suivante (hanche).

«C'est ici que j'ai fait mon premier podium, donc oui, je suis vraiment très heureuse d'être là. Le gros challenge maintenant c'est de complètement soigner ma jambe qui est recouverte de bleus !».

Repousser les limites

Autre habituée des pépins physiques, Lindsey Vonn, longtemps absente après une blessure au genou en février 2016 puis une fracture de l'humérus en novembre à l'entraînement, a remporté fin janvier la descente de Garmisch, son 77e succès en Coupe du monde (un record chez les dames), pour sa deuxième course seulement après son retour de blessures.

A 32 ans, la skieuse de Vail accepte le risque inhérent à son sport, comme le montrent les forfaits chez les hommes du Norvégien Aksel Lund Svindal, de l'Américain Ted Ligety ou du Français Valentin Giraud Moine.

«Je ne sais pas ce qu'on peut faire pour y changer quelque chose. Nous sommes sur un sport à risque, mais j'espère que les blessures vont me laisser un peu tranquille», a déclaré Vonn dimanche en conférence de presse.

«C'est un peu comme la course automobile, on cherche sans arrêt un moyen d'aller vite. L'objectif est de gagner et les skieurs repousseront toujours les limites».

Concurrents à l'affût

Outre Stuhec, qui a décroché à 26 ans à Cortina la première victoire en Super G de sa carrière et l'Italienne Sofia Goggia, une autre revenante peut se mêler à la bataille, l'Autrichienne Anna Veith (anciennement Fenninger), double lauréate du classement général de la Coupe du monde (2014 et 2015), enfin remise d'une blessure au genou.

«C'est bien qu'Anna soit de retour», s'est félicitée Lara Gut.

L'Autrichienne était devenue championne du monde du Super G il y a deux ans à Vail, devant la Slovène Tina Maze et Lindsey Vonn et avait récidivé dans le Géant.

(AFP, ATS)

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