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JO 2018Lara Gut: «Je ne suis pas là pour arriver quatrième»

La championne tessinoise débute ses Jeux olympiques lundi matin (2h15/5h45, heure suisse) par le slalom géant. Mais c’est en super-G qu’elle aura ses meilleures chances.

par
Florian Müller
PyeongChang
Lara Gut: «Je ne suis pas là pour arriver quatrième.»

Lara Gut: «Je ne suis pas là pour arriver quatrième.»

Keystone

Lara Gut, douze mois après votre blessure, vous êtes aux Jeux olympiques. C’était votre objectif?

Mon objectif était surtout de pouvoir recommencer à faire ce que j’aime, de retrouver le plaisir de skier vite. J’essaye de profiter de ça chaque jour. C’est sûr que quand je réfléchis au chemin parcouru depuis ma blessure… J’en reparlais avec papa (ndlr: Pauli, qui est aussi son entraîneur) au fitness l’autre jour: la première fois après mon opération qu’on a mis trois kilos sur la jambe, j’avais l’impression que je n’arriverais plus jamais à soulever ça, et hier j’avais 190 kilos sur le dos. Le bonheur d’être là est bien réel.

Et de savoir que vous pouvez gagner aussi, comme à Cortina en super-G, ça doit renforcer vos certitudes?

Comme j’ai toujours dit, ce n’est pas la victoire qui constitue la chose la plus importante à mes yeux. Ce n’est pas là l’essentiel. Non, ce sont ces deux minutes sur la piste où j’arrive à retrouver mes meilleures sensations. Quand j’étais blessée, c’est ce feeling-là qui me manquait, pas celui de passer la ligne d’arrivée avec le meilleur chrono. C’est très réducteur de parler uniquement des résultats.

Si vous deviez dérocher une médaille d’or ici à PyeongChang, ce serait néanmoins une apothéose dans votre carrière?

C’est sûr que je ne suis pas là pour arriver quatrième. Je préférerais voir le «un» en franchissant la ligne. C’est logique. Mais je ne connais pas encore cette sensation, je n’ai jamais remporté l’or aux Mondiaux ou aux JO. Si ça arrive, je ne sais pas comment je réagirai. Je peux juste me concentrer sur ce que je sais faire, c’est-à-dire réussir mes virages. La médaille d’or, tu l’obtiens seulement si tu skies vite.

La première épreuve à votre programme est le slalom géant. Quel est votre niveau actuel dans cette discipline?

Je n’ai pas encore retrouvé le niveau qui m’avait permis de gagner le géant de Sölden avec une seconde et demie d’avance. Il me manque encore quelques kilomètres dans les jambes. Je fais de bonnes manches, mais je n’arrive pas encore à les enchaîner. J’ai besoin de plus de routine. Il n’y a que le temps qui me permettra de combler ce manque, mais ça va revenir.

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