Canton de St-Gall: Largué, il tente d'arracher les yeux de sa fiancée
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Canton de St-GallLargué, il tente d'arracher les yeux de sa fiancée

Un Syrien de 35 ans a écopé de 39 mois de prison ferme pour s'en être violemment pris à sa fiancée, qui tentait de le quitter.

Le Tribunal cantonal de St-Gall a confirmé un verdict de première instance.

Le Tribunal cantonal de St-Gall a confirmé un verdict de première instance.

Keystone

Un homme de 35 ans a été reconnu coupable à St-Gall d'avoir tenté d'arracher les yeux de sa fiancée qui ne voulait plus l'épouser. Il écope d'une peine de 39 mois de prison.

Le prévenu a été reconnu coupable, dans un jugement publié mercredi, de tentative de lésion corporelle grave, de tentative de contrainte et de violation de la loi sur les étrangers. Le Tribunal cantonal de St-Gall a confirmé le verdict de première instance du Tribunal d'arrondissement de Wil (SG).

Outre la peine de prison, le ressortissant syrien qui vit en Suisse depuis 2011 écope d'une peine pécuniaire avec sursis ainsi que d'une expulsion du pays pour une durée de cinq ans. Il demandait son acquittement.

Regroupement familial rejeté

Lors de l'audience lundi, l'homme a nié avoir voulu blesser sa fiancée. Il a raconté que ses parents avaient arrangé le mariage en Syrie et qu'une fête avait eu lieu là-bas en son absence. Son beau-père a ensuite organisé le voyage de la jeune femme chez des parents en Allemagne.

Le prévenu est allé la chercher à Francfort et l'a amenée en Suisse, alors même que la demande de regroupement familial avait été rejetée. Après quelques jours en Suisse, la jeune femme a déposé une demande d'asile et a été placée dans le centre pour requérants d'Oberbüren (SG).

Humilié

Une dispute a éclaté entre les fiancés lorsque la femme a dit au prévenu qu'elle ne voulait plus l'épouser. Il lui a dit qu'il l'aimait, mais elle a réitéré qu'elle voulait le quitter.

L'homme a alors exigé qu'elle lui rende l'argent qu'il avait dû débourser pour l'arrangement du mariage. Elle l'a insulté, humilié et lui a craché dessus. C'est alors que le prévenu a perdu le contrôle et l'a frappée.

Il a toutefois assuré qu'il s'agissait d'une gifle. Le jugement en appel n'est pas encore en vigueur.

(ats)

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