Venezuela: L’Assemblée constituante disparaîtra en décembre

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VenezuelaL’Assemblée constituante disparaîtra en décembre

Créée en 2017 et composée de partisans de Maduro, cette Assemblée s’est arrogé de facto les prérogatives du Parlement, contrôlé par l’opposition.

Nicolás Maduro, effectuant un discours à l’Assemblée constituante, en janvier 2020.

Nicolás Maduro, effectuant un discours à l’Assemblée constituante, en janvier 2020.

AFP

L’Assemblée constituante du Venezuela cessera son activité en décembre prochain après les élections législatives, a annoncé lundi le président Nicolás Maduro lors d’une visioconférence.

Élue en 2017 et composée uniquement de partisans du pouvoir chaviste dirigé par Nicolás Maduro, l’Assemblée constituante s’est arrogé de facto les prérogatives du Parlement unicaméral, la seule institution vénézuélienne contrôlée par l’opposition.

«L'Assemblée nationale constituante va fonctionner jusqu’à décembre. Elle en a décidé ainsi», a déclaré Nicolás Maduro lors d’une visioconférence du parti au pouvoir, le PSUV. Depuis son élection en juillet 2017 au milieu de manifestations massives de protestation qui avaient fait plus de 100 morts, l’Assemblée constituante a fonctionné par décrets-lois d’application immédiate.

Élections législatives le 6 décembre

Elle est considérée comme illégale par les adversaires du pouvoir chaviste et n’est pas reconnue par les États-Unis ni par plusieurs pays d'Amérique Latine. L’Assemblée constituante était censée élaborer une nouvelle Constitution mais les autorités n’ont rien annoncé à ce sujet.

Le pouvoir a convoqué pour le 6 décembre des élections législatives que les principaux partis de l’opposition ont décidé de boycotter. Ces partis considèrent d’avance ces élections comme frauduleuses, notamment parce que le Tribunal suprême de justice (TSJ), acquis au pouvoir chaviste, a nommé de nouveaux responsables à la commission électorale alors qu’une telle nomination est une prérogative du Parlement.

Les États-Unis ont déjà annoncé qu’ils ne reconnaîtraient pas les résultats des élections du 6 décembre. L'Union européenne a demandé qu’elles soient reportées, considérant que les conditions d’un scrutin «transparent» et «juste» n’étaient pas réunies. Une trentaine de pays ont demandé dans une déclaration commune publiée vendredi la création au Venezuela d’un «gouvernement de transition» qui conduirait à «une élection présidentielle libre et juste le plus tôt possible».

L’opposition majoritaire au Parlement considère comme illégitime la présence au pouvoir de Nicolás Maduro, car elle estime que sa réélection à la présidence en 2018 a été marquée par la fraude. Le leader de l’opposition, Juan Guaido, s’est proclamé en janvier 2019 président par intérim du Venezuela. Il est reconnu comme tel par une cinquantaine de pays dont les États-Unis, qui qualifient Nicolás Maduro de dictateur et souhaitent ouvertement sa chute.

(AFP/NXP)

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