Football: Laurent Walthert, taulier de la Maladière

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FootballLaurent Walthert, taulier de la Maladière

Il porte le brassard de capitaine. Il est aussi le dernier rempart de Xamax. Un rempart qui va devoir tenir face à la furie d'Aarau, ce jeudi soir à 19h.

par
Jean-Claude Schertenleib
Neuchâtel
Laurent Walthert: la cage neuchâteloise sera bien gardée dans ce barrage.

Laurent Walthert: la cage neuchâteloise sera bien gardée dans ce barrage.

Keystone

Il avait découvert la Super League sur le banc, comme tous. C'était déjà à la Maladière. Il y est revenu il y a six ans, en première ligue. Il s'est ensuite affirmé chaque saison un peu plus, alors que son équipe reprenait peu à peu sa place dans les catégories supérieures. A 35 ans (depuis le 30 mars), Laurent Walthert est un pilier de Xamax, pas seulement sur le terrain, mais aussi dans le vestiaire, au sein du groupe.

Son groupe. Qu'il a quitté un instant le week-end dernier pour de très bonnes raisons: avec trois cartons jaunes à son passif, il était hors de question de prendre le moindre risque à Bâle, samedi soir: «C'était très bizarre de ne pas accompagner l'équipe, mais c'était pour la bonne cause, tout le monde l'a compris. J'ai pu me reposer, réfléchir à pas mal de choses. Dimanche matin, quand j'ai retrouvé les gars au stade, je me suis dit que cela faisait bien longtemps que je n'avais pas passé autant d'heures... loin d'eux», sourit le gardien.

Des moments assurément particuliers

Le calme de Walthert est rassurant. Sa grande intelligence permet à son discours de porter. A l'extérieur comme à l'interne. Le vestiaire a-t-il été choqué d'apprendre que le coach, Stéphane Henchoz, avait signé à Sion? «Pas du tout. Ceux qui vont rester à Neuchâtel savaient depuis un bout de temps que ce serait sans Stéphane; il mérite totalement cette chance et je peux vous assurer que ça n'a pas modifié sa façon de travailler avec nous.»

Super League? Retour en Challenge League? Les joueurs et toute une structure connaîtront leur avenir dimanche soir, après ces deux matches face à Aarau: «Jusque-là, jusqu'au jour J, nous ne devons penser qu'à une seule chose, reprend Laurent Walthert, il faut que chacun soit le meilleur à sa place. L'avenir personnel, on commencera à y réfléchir plus tard, peut-être au moment où l'on ira se coucher. Chacun est dans une situation différente, il est clair qu'on sera tous touchés par le résultat sportif, puisque c'est lui qui dira dans quelle catégorie de jeu l'équipe évoluera à la reprise», ajoute le capitaine.

Des moments assurément particuliers. Et la découverte, pour presque tous, d'une formule bien connue au sommet de l'Europe, celle des matches aller-retour: «Ce sera spécial, c'est vrai. Mais des matches spéciaux, on en a déjà joué quelques-uns ces derniers temps. Battre YB devant 12'000 spectateurs, c'était spécial! On sait que ça ne se jouera pas sur les budgets, sur les différences théoriques de niveau de jeu entre la Super et la Challenge Leagues, ça va se jouer dans les têtes. Et dans les jambes. Stéphane n'arrête pas de nous le rappeler: nous avons réussi de très bonnes choses, on croyait à cette huitième place la semaine dernière encore. Il y a eu un mini contrecoup après la défaite à Sion et le nul contre Lugano, mais très vite, l'objectif a changé. Nous devrons être humbles en entrant sur le terrain. Humbles... mais prêts!»

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