Votation: Laurent Wehrli: «C’est un accord de nouvelle génération»
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VotationLaurent Wehrli: «C’est un accord de nouvelle génération»

Les partisans de l’accord de libre-échange avec l’Indonésie ratissent large avec des élus allant de l’UDC au PS.

par
Eric Felley
Laurent Wehrli pour le PLR a présenté lundi à Berne les avantages d’un accord de libre-échange avec l’Indonésie

Laurent Wehrli pour le PLR a présenté lundi à Berne les avantages d’un accord de libre-échange avec l’Indonésie

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Un formidable potentiel commercial pour un pays exportateur comme la Suisse. Tel est le message principal qu’a voulu faire passer lundi l’alliance interpartis en faveur de l’accord de libre-échange avec l’Indonésie. Le comité de soutien a donné sa conférence à Berne pour la votation du 7 mars prochain. Les parlementaires Élisabeth Schneider-Schneiter (PDC/BS), Marco Chiesa (UDC/TI), Fabian Molina (PS/ZH) et Laurent Wehrli (PLR/VD) ont tour à tour défendu l’intérêt économique de cet accord avec un pays en pleine expansion, actuellement 47e partenaire commercial de la Suisse en termes d’exportations (1,5 milliard de francs).

Laurent Wehrli a tout d’abord relevé: «C’est la première fois que le peuple se prononce sur un accord de libre-échange. À l’avenir, il faudra s’attendre à d’autres référendums, car ces accords provoquent un réflexe critique dans la population.» Dans le cas présent, c’est l’importation de l’huile de palme qui a provoqué ce réflexe. Mais pour Laurent Wehrli, c’est d’abord un accord qui apporte «de la sécurité juridique pour les quelque 150 entreprises suisses qui travaillent en Indonésie, la suppression à terme des droits de douane, la sécurité de la propriété intellectuelle et enfin un développement économique qui tient compte des aspects environnementaux. C’est cela qui en fait un accord de nouvelle génération».

Concernant la production de l’huile de palme, Laurent Wehrli précise que cet accord contient des conditions en faveur de l’environnement qui en font «un accord historique». Même des ONG en Indonésie ne sont pas favorables au référendum. «Les producteurs suisses non plus ne s’opposent pas à cet accord», relève-t-il. Le texte prévoit que seule l’huile de palme produite de manière durable et traçable bénéficiera des concessions tarifaires; «Jamais auparavant l’Indonésie n’avait fait de telles concessions à un autre partenaire commercial», s’est félicité le Vaudois.

Le conseiller national Fabian Molina (PS/ZH) est venu apporter la caution de la gauche, relevant la part de l’accord dévolue au développement économique et le soin accordé à la notion de commerce équitable.

Enfin, le président d’EconomieSuisse, Christoph Mäder, a défendu un texte qui «ouvre la porte à l’un des plus formidables marchés en Asie». Il a listé les secteurs dans lesquels il existait un potentiel pour les entreprises suisses: les machines, les médicaments, les montres, les produits médicaux, la finance, les assurances et les nouvelles technologies. Pour lui, un non à cet accord le 7 mars serait «un mauvais signal» pour le dynamisme et la vitalité de l’économie suisse sur la scène internationale.

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