Football: Lausanne et les devoirs d'un leader

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FootballLausanne et les devoirs d'un leader

Le leader de Challenge League a de la peine à assumer son statut depuis la reprise post-pause forcée.

par
Sport-Center

Depuis le début du championnat, Lausanne est «la» valeur référence de la Challenge League. Des ambitions déclarées et avérées, un projet ambitieux qui s'articule autour d'un nouveau stade en phase finale de construction, et une situation mathématique, en tête du classement, qui est solide.

Alors oui, la Super League, l'élite, c'est pour très bientôt. Mais un leader, spécialement quand il exerce sa domination mathématique d'une manière aussi impressionnante, a des devoirs. Et ces devoirs, depuis la reprise du championnat post-pause forcée, les Lausannois ont de la peine à les rendre sans ratures.

Et c'est ce qui est rageant. On pardonne généralement à l'élève qui est à la peine, on ne pardonne jamais au premier de classe. Et le surdoué de la Challenge League, dans le premier de ses deux matches décisifs de la semaine – vendredi, Lausanne se rend au Letzigrund pour y affronter GC – n'a pas évité les ratures. Un peu parce qu'en face, Vaduz n'a jamais rien cédé, mais surtout parce qu'il y a eu trop d'instants de déconcentration. Trop de fautes.

Certains nerfs ont craqué

En première mi-temps, le jeu s'est trop concentré sur le côté gauche alors que là-bas, devant la tribune sud fermée, le vif et rapide Oliveira ne demandait qu'à donner le tournis dans la défense adverse. Puis, après le but superbe de Koura – calme, puissance, précision -, alors que Lausanne aurait dû régler l'affaire, les vieux démons sont réapparus. Et Dame Malchance s'est invitée à la soirée – Boranijasevic sur un montant -, pendant que Monsieur Jacottet, déjà bien connu des fans lausannois, se faisait près de 800 nouveaux amis.

Mais attention, si Lausanne n'a marqué qu'un seul point, ce n'est pas en raison de quelques erreurs arbitrales, mais bien parce que, trop souvent, les attaquants de Contini ont cherché la complication, et qu'en plus, dans les dernières minutes de jeu – ah, la frustration du favori qui sent qu'il devait gagner et qui s'est fait piéger! -, certains nerfs ont craqué.

Ce n'est bien sûr pas grave sur le plan comptable. Mais la leçon est là: un leader a des responsabilités, des devoirs dus à son rang et le Lausanne de cette reprise, pour le moment, n'assume pas ce côté-là. Ce n'est peut-être que question de détails, mais... On sait depuis toujours qu'il n'est pas facile de gérer une situation (mathématique) trop positive. Allez, la Super League est proche: détendez-vous, Messieurs. Faites-vous plaisir!

Jean-Claude Schertenleib, Lausanne

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