Football: Lausanne n’a plus qu’à conclure
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FootballLausanne n’a plus qu’à conclure

Il ne manque qu’un point aux Vaudois pour retrouver la Super League. Après avoir coincé, ils veulent finir en beauté, dès jeudi soir face au SLO.

par
Jérôme Reynard
Giorgio Contini et le Lausanne-Sport: bientôt un «check» synonyme de promotion?

Giorgio Contini et le Lausanne-Sport: bientôt un «check» synonyme de promotion?

KEYSTONE

Un nul, ce jeudi soir à Nyon face à Stade Lausanne Ouchy, et le LS sera officiellement promu en Super League. Soyons honnêtes: il faudrait un cataclysme pour que les Vaudois manquent l’ascension, même s’ils perdent à Colovray puis dimanche à la Pontaise face à Wil et que Vaduz fait six points. Leur différence de buts (+42) est tellement meilleure que celle de leur poursuivant (+24).

«Je serai là le 17 août pour la reprise des entraînements... sauf si on encaisse 20 buts sur les deux derniers matches», a ironisé mercredi - devant la presse - le coach du LS Giorgio Contini, en fin de bail mais apparemment au bénéfice d’une option pour une prolongation de contrat en cas de promotion. Musique d’avenir. Dans l’immédiat, Lausanne veut finir sa saison en beauté. Et conclure de lui-même. «On veut gagner, terminer par des victoires, prouver qu’on a de l’orgueil, a lancé le technicien de la Pontaise. Prenons nos responsabilités sur le terrain!»

«Il est probable également que le départ de Pablo Iglesias ait eu une influence sur l’environnement du club et du vestiaire»

Giorgio Contini, entraîneur du LS

Là où les Vaudois s’étaient montrés fébriles en galvaudant une première balle de promotion vendredi dernier face à Winterthour (1-2), ils devraient cette fois être plus libérés. Cela grâce à la défaite concédée par GC, lundi soir à Wil; revers ayant éliminé les Sauterelles de la course à la première place. «Ca a été un soulagement, a confirmé Giorgio Contini. Aujourd’hui, c’est une autre pression. La tension est plus basse. On a fait un grand pas vers la Super League.»

Souverain jusqu’à l’interruption liée à la crise sanitaire (15 points d’avance sur Vaduz et GC), le LS aurait pu s’éviter les sueurs froides qu’il s’est récemment infligées, avec le retour de ses adversaires directs. «Dans le même temps, on savait aussi que ces 15 points d’avance étaient une garantie, a nuancé l’entraîneur. C’est clair qu’il y a eu de l’inconstance. Mais comme partout. Regardez en Super League. Regardez en Europe avec par exemple Liverpool, qui a été moins dominateur après la pause. Chez nous, il y a eu plusieurs raisons à cela. Premièrement, jouer tous les trois jours, ça change tout en termes de gestion et de timing pour analyser les choses. Et puis il y a eu l’élimination en Coupe de Suisse contre Bâle qui a laissé des traces, des attaquants un peu moins en confiance, quelques blessures… Vous savez, une équipe fonctionne comme une horloge. Vous sortez un élément et l’heure n’est plus juste. A ce propos, il est probable également que le départ de Pablo (ndlr: Iglesias, évincé de son poste de directeur sportif début juin) ait eu une influence sur l’environnement du club et du vestiaire. Mais encore une fois, on avait 15 points d’avance, c’était une garantie. Cette décision aurait-elle était prise si nous n’avions que deux unités de marge? Peut-être pas…»

«Si on vivait ce qu’a vécu Aarau l’an dernier ici, je me retrouverais sans doute face à des fusils en sortant du stade»

Giorgio Contini, entraîneur du LS

Toujours est-il que le LS s’apprête à atteindre l’objectif qui était le sien: retrouver la Super League, deux ans après l’avoir quittée. «C’est la réalité, même si parfois j’ai l’impression qu’on est troisièmes au classement, a nuancé le coach lausannois. Nos succès de la première partie de saison ont participé à augmenter les attentes des gens. Ceux-ci croient qu’on peut gagner 3-0 ou 4-0 à chaque fois. Mais c’est impossible… Avec nos résultats plus compliqués, j’ai eu droit à des «Contini démission». Je m’en fiche. En revanche, quand j’entends le public siffler, ça me fait mal pour les joueurs, qui sont simplement en manque de confiance. Je repense aux supporters d’Aarau, qui avaient applaudi leur équipe malgré la défaite face à NE Xamax en barrage de promotion/relégation l’année dernière, après avoir pourtant gagné 4-0 à l’aller. Si on vivait ça ici, je me retrouverais sans doute face à des fusils en sortant du stade.»

Giorgio Contini n’a pas à craindre quoi que ce soit du genre. L’ascension du LS semble assurée. Ne reste plus qu’à conclure.

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