23.09.2015 à 18:11

AsileLausanne prend des mesures

Les autorités municipales lausannoises proposent d'accueillir provisoirement des migrants dans l'auberge du Chalet-à-Gobet.

Le conseiller municipal en charge de l’enfance, de la jeunesse et de la cohésion sociale, Oscar Tosato.

Le conseiller municipal en charge de l’enfance, de la jeunesse et de la cohésion sociale, Oscar Tosato.

Keystone

La ville de Lausanne a mis l'auberge du Chalet-à-Gobet provisoirement à la disposition de l'Etablissement vaudois d'accueil des migrants (EVAM). Une vingtaine de personnes, des femmes et des hommes seuls, devraient y loger dès vendredi. Entre 50 et 70 d'ici la fin de la semaine prochaine.

Face à l'urgence, la municipalité de Lausanne a décidé qu'elle ne pouvait pas rester les bras croisés. Elle a dévoilé mardi soir devant le Conseil communal trois propositions pour préparer l'accueil des nouveaux migrants et de ceux qui sont déjà là.

Première action, rapide: la mise à disposition provisoire, pour trois mois au moins et plus selon les circonstances, de locaux inoccupés en l'état car ils sont dans l'attente d'un financement ou d'un permis de construire par exemple.

Plusieurs objets

«Nous avons discuté de plusieurs objets avec l'EVAM», a expliqué mercredi à l'ats le municipal Oscar Tosato. L'un est rapidement sorti du lot: l'auberge du Chalet-à-Gobet, vide depuis quelques mois. Le bâtiment doit faire partie du futur campus de l'Ecole hôtelière, mais le dossier n'a pas encore abouti.

L'auberge va accueillir dès jeudi une dizaine d'hommes seuls. Vendredi, six ou sept femmes, actuellement hébergées à l'hôtel, les rejoindront. «Ils devraient être une vingtaine d'ici vendredi soir», selon Evi Kassimidis, chargée de communication de l'EVAM.

L'auberge accueillera entre 50 et 70 personnes au maximum. Elle devrait être totalement occupée à la fin de la semaine prochaine.

Recherche places désespérément

Toutes les structures de l'EVAM sont pleines, voire suroccupées. Douze abris PC, bientôt 13 avec celui de Crans-près-Céligny, ont ouvert leurs portes dans le canton. «Dans plusieurs foyers, nous avons dû transformer des lieux de vie collectifs en dortoirs. Il y a urgence. Nous recevons de la Confédération des listes de personnes à héberger demain», explique la porte-parole.

Après l'auberge du Chalet-à-Gobet, Lausanne pourrait proposer d'autres bâtiments pour l'accueil de requérants d'asile. Mais la ville ne veut pas faire seule cet effort, qui doit être réparti sur l'ensemble du canton.

Terrain pour des logements modulables

En parallèle, Lausanne a entamé des discussions sur la mise à disposition d'un terrain où l'EVAM pourrait construire des logements modulaires pour les familles. «Ce serait une construction rapide, pour quelque 250 personnes, qui pourrait durer trois, cinq ou sept ans peut-être et serait ensuite déplacée sur un autre terrain», imagine M. Tosato.

Reste à savoir si l'EVAM peut obtenir de la Confédération et du canton des dérogations - en matière de mise à l'enquête par exemple - pour une mise en place rapide de ces infrastructures, se demande le municipal lausannois. «Il faut pouvoir intervenir de manière rapide car il y a une situation d'urgence». A ce stade, l'emplacement du terrain pressenti n'est pas dévoilé.

(ats)

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