Caucase - L’Azerbaïdjan se dit prêt à des pourparlers de paix avec l’Arménie
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CaucaseL’Azerbaïdjan se dit prêt à des pourparlers de paix avec l’Arménie

La situation semble se calmer dans le conflit entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie. Bakou est prêt à parler de paix, Erevan dit qu’un accord est en préparation avec l’appui de la Russie.

Le conflit entre Arménie et Azerbaïdjan s’est soldé par plus de 6000 morts et une déroute militaire d’Erevan, qui a dû rétrocéder d’importants territoires à Bakou.

Le conflit entre Arménie et Azerbaïdjan s’est soldé par plus de 6000 morts et une déroute militaire d’Erevan, qui a dû rétrocéder d’importants territoires à Bakou.

AFP

Le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, a dit jeudi être prêt pour des pourparlers de paix avec l’Arménie, six mois après un conflit ayant opposé ces deux pays du Caucase pour le contrôle de l’enclave du Haut-Karabakh.

«Nous sommes prêts à travailler à un accord de paix avec l’Arménie, pour mettre un terme définitif à l’aspect militaire de nos relations, et pour minimiser les risques futurs», a déclaré Ilham Aliev lors d’une conférence en ligne à propos du Caucase, retransmise sur sa chaîne YouTube. «Le conflit du Haut-Karabakh est terminé et le temps est venu de réfléchir à l’avenir.»

Conforme aux intérêts arméniens

Le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, a de son côté affirmé, jeudi, lors d’une rencontre ministérielle, qu’un accord avec l’Azerbaïdjan était en préparation sous l’égide de la Russie. «Les décisions sur lesquelles un accord de principe a été conclu avec nos partenaires internationaux sont à 100% conformes aux intérêts de l’Arménie», ajoutant qu’il «signera ce document dans le cas où l’Azerbaïdjan respectera ce qui a été convenu».

L’Azerbaïdjan et l’Arménie se sont affrontés à l’automne 2020 pour le contrôle du Haut-Karabakh, région séparatiste arménienne en territoire azerbaïdjanais, un conflit qui s’est soldé par plus de 6000 morts et une déroute militaire d’Erevan, qui a dû rétrocéder d’importants territoires à Bakou.

Frontière violée?

Malgré un cessez-le-feu signé sous l’égide de Moscou et le déploiement de soldats de la paix russes, les tensions persistent dans la région. L’Arménie a ainsi accusé, la semaine dernière, les forces azerbaïdjanaises d’avoir violé la frontière pour prendre le contrôle de territoires au bord du lac Sev, que se partagent les deux pays, et avoir demandé l’aide militaire de la Russie. Ces accusations ont été rejetées par Bakou.

Jeudi, Nikol Pachinian a affirmé que jusqu’à 600 soldats azerbaïdjanais demeuraient en territoire arménien, ajoutant que cette question devait être résolue «par voie diplomatique».

Feu ouvert «par accident»

Le ministère arménien de la Défense a, pour sa part, indiqué que les gardes-frontières déployés au point de contrôle de Gegarkounik avaient tiré des coups de semonce après que les troupes azerbaïdjanaises eurent tiré plusieurs fois en l’air. L’incident a été rapidement résolu après que l’armée azerbaïdjanaise a déclaré que «le feu avait été ouvert par accident».

(AFP)

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