États-Unis - Le bain de sang dans des salons de massage asiatique était raciste
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États-UnisLe bain de sang dans des salons de massage asiatique était raciste

Selon une procureure, le tireur d’Atlanta a «sélectionné» ses victimes en fonction de leur «race, origine, sexe et genre, réel ou perçu».

Le drame a suscité un fort émoi aux États-Unis, notamment dans la communauté d’origine asiatique, six de ses huit victimes appartenant à cette minorité.

Le drame a suscité un fort émoi aux États-Unis, notamment dans la communauté d’origine asiatique, six de ses huit victimes appartenant à cette minorité.

AFP

L’auteur des fusillades dans des salons de massage asiatique d’Atlanta avait choisi ses victimes en fonction de leurs origines ethniques, a estimé mardi une procureure américaine, qui a l’intention de requérir la peine de mort contre lui.

Robert Aaron Long, un homme blanc de 22 ans, a été formellement inculpé par un grand jury notamment pour meurtres et «terrorisme intérieur», selon des documents judiciaires transmis à l’AFP.

En parallèle, la procureure du comté de Fulton, Fani Willis, a informé le tribunal de «l’intention de l’État» de Géorgie de demander la peine de mort contre l’accusé, notamment en raison du caractère «horrible et inhumain» des meurtres. Il a, selon elle, «sélectionné» ses victimes en fonction de leur «race, origine, sexe et genre, réel ou perçu».

Fort émoi

Le 17 mars, le jeune homme, un fervent chrétien adepte des armes, a ouvert le feu dans un salon de massage d’Acworth, à environ 50 km d’Atlanta, faisant quatre morts et deux blessés. Plus tard, il a attaqué deux autres salons, situés dans la grande ville du Sud, fauchant quatre vies supplémentaires.

Le drame a suscité un fort émoi aux États-Unis, notamment dans la communauté d’origine asiatique, six de ses huit victimes appartenant à cette minorité. Robert Aaron Long, qui reconnaît les faits, a toutefois affirmé aux enquêteurs ne pas avoir de mobile raciste, se présentant comme un «obsédé sexuel» soucieux de supprimer «une tentation».

Sans préjuger du résultat de l’enquête, le président démocrate Joe Biden avait estimé «très préoccupante» la recrudescence des violences contre les Américains d’origine asiatique depuis le début de la pandémie.

(AFP)

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