20.02.2018 à 22:46

Ligue des championsLe Bayern déroule, Barcelone décroche le nul

Les Munichois ont écrasé le Besiktas Istanbul tandis que Chelsea et Barcelone ont partagé l'enjeu.

Le match entre le Bayern Munich et le Besiktas Istanbul s'est déroulé dans un froid polaire.

Le match entre le Bayern Munich et le Besiktas Istanbul s'est déroulé dans un froid polaire.

Keystone

Le Bayern Munich est virtuellement déjà qualifié pour les quarts de finale de la Ligue des champions. Les champions d'Allemagne ont écrasé Besiktas Istanbul 5-0 en 8e de finale aller.

Par un froid polaire - il faisait -5 degrés durant la mi-temps -, les Bavarois, sans livrer une prestation inoubliable, ont livré la marchandise avec sérieux, application et brio. Cet avantage conséquent devrait leur permettre de passer sans coup férir le cap au retour à Istanbul.

Les hommes de Jupp Heynckes, qui avait mené l'équipe au succès en 2013 à Wembley avant de partir une première fois à la retraite, ont marqué par Müller (43e/66e) et Coman (53e). Ces trois réussites ont été inscrites d'ailleurs selon un schéma identique, à savoir un débordement suivi d'un centre en retrait. Lewandowski a ajouté un doublé en fin de rencontre (79e/88e) face à un adversaire dépassé.

Les Bavarois ont évolué en supériorité numérique dès la 16e et l'expulsion de Vida pour une faute de dernier recours sur Lewandowski qui filait seul au but. Venus avec l'ambition première de défendre, les Turcs renforçaient encore cette attitude après ce coup du sort.

Face à ce mur blanc, le Bayern ne s'est pas précipité. Sûr de sa force, il a tissé sa toile avec patience. La récompense est logiquement venue.

Nul favorable à un Barça minimaliste

La prestation inachevée de Chelsea et de Barcelone, en 8e de finale aller de la Ligue des champions, a accouché d'un 1-1 dont le seul mérite est de plus ou moins préserver un champ des possibles en vue du match retour. Les Blues demeurent néanmoins les plus grands perdants de la soirée.

L'histoire de cette rencontre a été celle du «ni, ni». Du «oui, mais». La fameuse histoire de ce verre plein à moitié vide. Car si tout ce qui s'est passé sur la pelouse de Stamford Bridge n'est pas à jeter, il n'y a pas grand-chose à en retenir non plus.

Quels enseignements tirer de ce match oscillant, dans un spectre très large, entre partie d'échec pour sa dimension tactique et non-match pour le peu d'émotions qu'il a procuré ? Que le Barça aime avoir le ballon ? Que ce Chelsea n'a rien d'un bâtisseur et agit en puncheur ? Que l'essentiel, dans une rencontre aller, est de ne pas prétériter ses chances en vue du retour ? A Londres, rien de nouveau...

A la lecture des occasions, les Blues d'Antonio Conte ont quand même de quoi pester après ce nul. Rigoureusement regroupés en un 5-4-1 vissé bas sur le terrain en phase défensive, et donc largement dominés (statistiquement) au regard de la possession, les Anglais ont toutefois eu les meilleures chances de marquer.

Willian a brillé

Leurs deux plus belles occasions de la première période illustrent à la perfection le bilan mi-figue, mi-raisin qui s'impose. Les deux splendides tirs de Willian n'ont été ni ratés, ni réussis: ils se sont écrasés sur le poteau de ter Stegen (33e et 41e) ! La partie a ainsi longtemps été une succession d'actes à moitié manqués: une mine de Hazard mal cadrée (5e), une tête sans conviction de Paulinho à côté (16e), un coup franc bien placé mais pas assez puissant d'Alonso (31e), une volée de Hazard juste au-dessus (42e)...

Préférant se dire que «deux c'est assez, trois c'est trop», plutôt que «jamais deux sans trois», Willian a fini par marquer juste après l'heure de jeu, en armant une frappe limpide au sortir d'un crochet d'épileptique qui a fait chavirer Busquets. Une réalisation qui est venue récompenser des Blues plus dangereux et qui a poussé les Catalans à faire plus. Et mieux.

Car le Barça était visiblement très satisfait d'un 0-0 à Londres, ne cherchant jamais véritablement l'étincelle dans sa circulation. Le problème est que oui, la formation de Valverde a eu le ballon mais que, empêtrée dans ses prédispositions ronronnantes, elle n'a pas su avoir la bonne idée au bon moment.

Et qu'elle a eu besoin d'une faute professionnelle de Christensen (une effroyable relance !), couplée à un raté d'Azpilicueta, pour égaliser grâce à Messi à la 75e, le premier but de l'Argentin contre les Blues, son 98e en C1. Et marquer ainsi ce but à l'extérieur qui pèsera probablement lourd dans la balance finale.

Chelsea aurait pu gagner plus largement. Barcelone, intrinsèquement supérieur, aurait pu connaître meilleur sort s'il s'en était donné la peine. Deux équipes qui ne se sont pas livrées. Deux prestations inachevées. Mais l'esquisse, quand même, d'un vainqueur.

(ats)

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