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ParlementLe Bernois Andreas Aebi présidera le Conseil national

Ce politicien UDC aguerri de 62 ans est aussi un agriculteur, un commissaire-priseur et le propriétaire d’une agence de voyage. Portrait.

Peu connu en Suisse romande, Andreas Aebi, UDC,  a aussi présidé le comité d’organisation de la Fête fédérale de lutte en 2013 à Berthoud (BE).

Peu connu en Suisse romande, Andreas Aebi, UDC, a aussi présidé le comité d’organisation de la Fête fédérale de lutte en 2013 à Berthoud (BE).

KEYSTONE

L’UDC Andreas Aebi, qui doit être élu lundi à la présidence du Conseil national, est un homme polyvalent aux multiples talents. A 62 ans, le Bernois n’est pas seulement un politicien expérimenté mais aussi un agriculteur, un commissaire-priseur et le propriétaire d’une agence de voyage.

Au début de cette année, Andreas Aebi a transmis à son fils la direction de la ferme familiale à Alchenstorf, dans l’Emmental. Mais le conseiller national continue malgré tout à prêter main-forte à l’exploitation, comme il l’a expliqué dans un entretien à l’agence de presse Keystone-ATS.

Quand il endosse l’habit de commissaire-priseur, Andreas Aebi vend aux enchères du bétail ou du matériel provenant d’une exploitation agricole, une activité qu’il exerce depuis 23 ans en Suisse comme à l’étranger. Son agence de voyage ne compte ni employé ni point de vente. Il s’agit d’une entreprise familiale proposant juste quelques voyages par année.

Comme tant d’autres élus, le futur président du Conseil national a entamé sa carrière politique au niveau communal. De 1998 à 2008, il a été maire d’Alchenstorf, village d’un peu plus de 570 habitants. En 2007, il accède au Conseil national. Il sera réélu à trois reprises, obtenant à chaque fois d’excellents résultats.

Agriculture et politique étrangère

Ce major à l’armée aime à se définir à la fois comme un agriculteur et comme un politicien versé dans la politique étrangère. Depuis des années, le Bernois est membre de la commission de politique extérieure, commission qu’il a présidée en 2012 et 2013. Andreas Aebi a toujours manifesté un intérêt pour la découverte du monde.

En 1977, ce citoyen d’Alchenstorf a effectué un stage au Québec. Il a aussi séjourné en Australie, en Nouvelle-Zélande et aux Etats-Unis. Comme guide touristique, il a visité de nombreuses autres régions du globe.

Andreas Aebi est passionné d’ornithologie. Il a participé à la création d’une association locale qui invite la population et les milieux agricoles à s’engager pour la protection d’espèces d’oiseaux et en faveur du renforcement de la biodiversité. Son exploitation abrite des hirondelles, des chouettes et des faucons.

Pas de ferme bio

L’élu UDC du canton de Berne n’a jamais voulu se reconvertir dans l’agriculture biologique. Dans l’un de ses discours, il a affirmé que les paysans étaient d’abord des producteurs de biens de consommation avant d’être des défenseurs de l’environnement ou des prestataires de services.

Pour Andreas Aebi, une ferme biologique n’est pas nécessairement plus écologique qu’une exploitation avec une production intégrée respectueuse de l’environnement. Proche des milieux agricoles, il a été de 2004 à 2013 président de swissherdbook, la plus grande fédération d’élevage bovin en Suisse.

En 2012, il a échoué à accéder à la présidence de l’Union suisse des paysans (USP). Le choix de l’assemblée des délégués n’était tombé qu’au 4e tour de scrutin en faveur du conseiller national Markus Ritter (PDC/SG). Peu connu en Suisse romande, le Bernois a aussi présidé le comité d’organisation de la Fête fédérale de lutte en 2013 à Berthoud (BE).

Andreas Aebi à la place de Heinz Brand

L’accession d’Andreas Aebi à la présidence du Conseil national n’était pas programmée. En septembre 2018, le groupe parlementaire UDC avait désigné le conseiller national grison Heinz Brand comme candidat à la 2e vice-présidence de la Chambre du peuple, écartant ainsi la candidature d’Andreas Aebi.

Mais Heinz Brand n’a pas été réélu lors des élections fédérales en automne 2019. L’UDC a alors choisi Andreas Aebi en remplacement du Grison pour la première vice-présidence, ce qui lui permet aujourd’hui de prétendre à devenir le premier citoyen de Suisse.

(ATS/NXP)

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