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IntempériesLe bilan de la tempête s'alourdit aux Philippines

Le bilan des inondations qui ont frappé les Philippines lors du passage de la tempête tropicale Washi s'est encore alourdi: 200 victimes supplémentaires ont été annoncées.

Les Philippines inondées après le passage du typhon Washi

Les Philippines inondées après le passage du typhon Washi

Keystone

Le bilan des inondations dans le sud des Philippines s’est brusquement alourdi, les autorités annonçant 200 morts supplémentaires. Elles ont prévenu que d’autres corps devraient être découverts, en raison de l’odeur persistante de cadavres.

Les inondations provoquées mi-décembre par le passage de la tempête tropicale Washi a causé la mort de 1453 personnes, selon le bilan annoncé par le Bureau de la défense civile. Des dizaines de corps ont été repêchés dans les eaux au large de l’île de Mindanao, la grande île du sud de l’archipel philippin.

L’odeur de corps décomposés, très présente dans la région, laisse à penser que beaucoup de cadavres sont encore enfouis sous les débris, à terre, a déclaré le responsable de la défense civile de la région, Ana Caneda.

«Il y a encore beaucoup de régions que nous avons examinées mais où est toujours présente l’odeur de cadavres. Nous ne savons pas combien de personnes sont enfouies sous la boue», a déclaré Ana Caneda, estimant que le bilan pourrait atteindre 2000 morts.

«Il y a tellement de corps retrouvés flottant dans les baies. Si les petites îles ne faisaient pas barrage, ils seraient déjà dans le Pacifique», a-t-il ajouté.

Washi est passée au-dessus du sud des Philippines, du 16 au 18 décembre, provoquant des inondations dévastatrices dans une région peu habituée, et donc peu préparée, aux tempêtes tropicales. Elle a notamment dévasté villages et bidonvilles construits sur les bancs de sable, au bord des fleuves du nord de Mindanao.

Près de 55'000 personnes sont encore dans des centres d’évacuation, selon les autorités, qui avaient prévenu la veille que beaucoup seraient transférées dans des tentes pour plusieurs mois, en attendant la recontruction de logements en dur.

(ATS/AFP)

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