05.05.2013 à 13:26

Banglade–shLe bilan dépasse les 600 morts dans l'immeuble effondré

Le bilan de l'effondrement d'un immeuble au Bangladesh dépasse désormais les 600 morts, plus de dix jours après la pire catastrophe industrielle du pays.

Des secouristes essaient de dégager des corps de l'immeuble effondré à Savar près de Dacca

Des secouristes essaient de dégager des corps de l'immeuble effondré à Savar près de Dacca

Keystone

«Le bilan est désormais de 610 morts», a déclaré à l'AFP le lieutenant Imran Khan, membre de l'équipe chargée de coordonner les secours depuis la catastrophe survenue le 24 avril dans un immeuble de la banlieue de Dacca, qui abritait plusieurs ateliers de confection.

Quarante-et-un nouveaux corps ont été récupérés dimanche. Le bilan devrait encore s'alourdir, a-t-il précisé.Les secours ont récupéré vivantes 2.437 personnes, a ajouté Imran Khan. Les identifications s'avèrent difficiles, en raison de l'état des corps, souvent déchiquetés ou en état avancé de décomposition, selon les autorités.

De gros générateurs à l'origine de l'effondrement

«Nous n'avons identifié qu'une poignée d'entre eux, grâce au téléphone portable dans leur poche, ou à leur carte de salarié donnée par leur atelier», a précisé à l'AFP l'administrateur adjoint du district de Dacca, Zillur Rahman Chowdhury.

D'autres corps se trouvent certainement encore sous les décombres, au regard de l'odeur de putréfaction qui s'en dégage, a ajouté l'administrateur-adjoint. Selon un responsable de l'enquête, des vibrations dues notamment à de gros générateurs sont à l'origine de l'effondrement de l'immeuble qui était déjà très fragilisé aux dires des témoins.

Une douzaine de personnes ont été arrêtées dans le cadre de l'enquête, dont le propriétaire de l'immeuble et les propriétaires des ateliers de confection.

Un bâtiment pas conçu pour une usine

Ainsi que l'a expliqué son architecte, le bâtiment avait été conçu pour abriter un centre commercial et des bureaux, pas des usines textiles.

Massoud Reza, un architecte bangladeshi reconnu et professeur à l'université, déclare avoir ressenti «douleur et angoisse» en regardant les images télévisées montrant les ouvriers des cinq ateliers de confection installés dans l'immeuble, prisonniers des décombres et appelant à l'aide.

Le plan d'origine, conçu en 2004, comprenait en outre six niveaux, et non neuf, a-t-il indiqué. Le bâtiment n'a pas été conçu pour soutenir des poids très importants tels que les machines et les générateurs, mis en place par les ateliers de confection, a ajouté l'homme.

(AFP)

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