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DéontologieLe «Blick» «blâmé» pour avoir rendu une jeune femme identifiable

Le journal suisse alémanique a été remis à l’ordre par le Conseil suisse de la presse pour avoir «violé la sphère privée» d’une personne dans l’un de ses articles.

 Une lectrice et un lecteur avaient saisi le Conseil suisse de la presse après la parution d’un article intitulé «280 personnes mises en quarantaine à cause d’elle» (photo prétexte).

Une lectrice et un lecteur avaient saisi le Conseil suisse de la presse après la parution d’un article intitulé «280 personnes mises en quarantaine à cause d’elle» (photo prétexte).

KEYSTONE

Le Conseil suisse de la presse «blâme» vendredi le «Blick» pour avoir rendu une jeune femme reconnaissable au-delà de son entourage proche notamment à l’aide de photos. Cette personne, infectée au Covid-19 et placée en isolement était quand même sortie faire la fête, avait relaté le journal suisse alémanique.

«Le «Blick», en combinant des indications personnelles, un portrait-photo et une image de la maison où la jeune femme habite, a violé sa sphère privée», écrit le Conseil suisse de la presse dans un communiqué. Le cumul de ces informations permettait aux personnes extérieures à la famille et à l’environnement social et professionnel de la jeune femme de l’identifier.

«La rédaction a porté atteinte au code de déontologie des journalistes», estime le Conseil suisse de la presse. Et ce bien qu’un bandeau ait été apposé sur le portrait de la jeune femme dont le nom avait été modifié.

A la suite de la publication dudit article, dont le titre était «Wegen ihr mussten 280 Leute in Quarantäne» («280 personnes mises en quarantaine à cause d’elle»), une lectrice et un lecteur avaient saisi le Conseil suisse de la presse. Leur plainte a été «partiellement acceptée».

(ats/nxp)

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