Réseaux sociaux: Le #BoPo pour lutter contre le «body shaming»

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Réseaux sociauxLe #BoPo pour lutter contre le «body shaming»

Les victimes de critiques sur le physique ripostent en affichant leurs prétendus défauts. Vidéo.

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Catherine Cochard / NXP

Selon une étude récente menée par la Royal Society, un institut londonien pour la promotion des sciences, Instagram serait le pire des réseaux sociaux pour la santé mentale des jeunes. En cause, notamment, les photos retouchées sur Photoshop qui complexent les adolescents et leur donnent l'impression que leur corps n'est pas dans la norme.

Une forme détournée de «body shaming», ces critiques stigmatisantes sur le physique, dont de nombreuses personnes font les frais. Or, c'est aussi sur Instagram que s'organise la résistance à cette pratique blessante. Ceci en diffusant sur la plateforme le hashtag #BoPo, pour «Body Positive», soit une attitude de respect et valorisation de tous les physiques.

Les célébrités aussi

La cause est portée par les nombreuses célébrités victimes de body shaming, de Rihanna à Halle Berry en passant par Amber Rose ou encore la chanteuse Kesha. La première de toutes à avoir pris la parole sur cette question fût la mannequin Tyra Banks qui, il y a dix ans de cela, répondit aux trolls qui avaient osé dire qu'elle avait grossi: «You can kiss my fat ass!» («vous pouvez embrasser mon gros cul!»). Un moment de télévision qui n'a pourtant pas mis un terme à la pratique. Des exemples ici et là ne cessant de se multiplier. En mai, un site publiait un article intitulé: «Rihanna va-t-elle rendre tendance le fait d'être grosse?». Supprimé depuis, le texte s'inquiétait du risque que les femmes, inspirées par la chanteuse, se laissent aller et deviennent toutes des «ballons dirigeables». Plus tôt dans l'année, en février, Lady Gaga était également le sujet de propos discriminants après sa performance à la mi-temps du Super Bowl, certains la trouvant trop grosse.« Il paraît que mon physique est un sujet de conversation, a-t-elle alors déclaré sur les réseaux. Je suis fière de mon corps, vous devriez l'être aussi du vôtre.» Ou la version un peu plus polie de «Kiss my fat ass».

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