Japon: Le boss de Subaru lâche 4 mois de salaire

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JaponLe boss de Subaru lâche 4 mois de salaire

Le constructeur a dû rappeler 400'000 véhicules, en raison d'inspections finales effectuées par du personnel non certifié.

Le PDG Yasuyuki Yoshinaga lors d'une conférence de presse à Tokyo (mardi 19 décembre 2017).

Le PDG Yasuyuki Yoshinaga lors d'une conférence de presse à Tokyo (mardi 19 décembre 2017).

Keystone

Le PDG de Subaru a annoncé qu'il allait temporairement renoncer à son salaire, tout comme d'autres dirigeants du constructeur automobile japonais. Ils veulent ainsi s'excuser d'un récent scandale d'inspections finales de véhicules non conformes selon les procédures japonaises.

«Tous les dirigeants exécutifs (de Subaru, ndlr) vont volontairement rendre une partie de leurs salaires», a déclaré mardi Yasuyuki Yoshinaga lors d'une conférence de presse à Tokyo. Un porte-parole de Subaru a précisé que les dirigeants exécutifs comptaient renoncer à leurs salaires de décembre à mars prochain, c'est-à-dire jusqu'à la fin de l'exercice fiscal du groupe 2017/18.

Subaru a dû rappeler le mois dernier 395'000 véhicules au Japon, en raison d'inspections finales effectuées par du personnel non certifié, pour un impact financier quantifié par le groupe à 20 milliards de yens (170 millions de francs). Le constructeur a présenté mardi les conclusions d'un rapport externe sur cette affaire. Il a annoncé des mesures correctives pour éviter une répétition de ces dysfonctionnements, affectant uniquement le marché japonais.

Pratique courante

Cette affaire ressemble à s'y méprendre aux déboires de son compatriote et rival Nissan: pour des raisons similaires, l'allié du français Renault avait dû rappeler en septembre plus d'un million de véhicules produits et vendus au Japon depuis 2014. Il avait ensuite dû interrompre sa production dans le pays pendant environ deux semaines, entre fin octobre et début novembre, afin d'en finir avec ces mauvaises pratiques qui duraient depuis des années.

Le PDG de Nissan, Hiroto Saikawa, a également renoncé à une partie de son salaire jusqu'à fin mars prochain, une pratique courante chez les dirigeants nippons après un scandale éclaboussant leurs groupes.

(ats)

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