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JusticeLe braqueur de casino reste à l'ombre

La Cour administrative jurassienne a refusé d’accorder la libération conditionnelle à l’un des auteurs du brigandage du casino de Courrendlin (JU) commis en 2002.

par
Vincent Donzé
Le casino de Courrendlin avait été braqué en novembre 2002.

Le casino de Courrendlin avait été braqué en novembre 2002.

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La Cour criminelle jurassienne avait condamné l’un des auteurs du brigandage du Casino de Courrendlin, commis en novembre 2002, à un total de 15 ans de prison. Ce délinquant d’origine macédonienne ayant effectué les deux tiers de sa peine, il a demandé sa libération conditionnelle. Une requête refusée par le Département des Finances, de la Justice et de la Police. Suite à ce refus, le détenu s’est adressé à la Cour administrative. En vain: cette juridiction a rejeté son recours par arrêt du 2 juillet 2013. La Cour dit avoir procédé à une pesée des intérêts en présence. Elle souligne que l’attitude de l’auteur du brigandage s’est améliorée au cours des derniers mois de sa détention, mais qu'il continue de nier les faits pour lesquels il a été condamné! «Il ressent par ailleurs de la haine envers l’ordre et l’autorité et il lui est difficile de se conformer à l’ordre juridique», explique la Cour administrative. Il existe dès lors «un risque concret de récidive» en cas de libération conditionnelle. «Il est sans pertinence qu’il soit vraisemblablement expulsé vers son pays d’origine dès sa sortie de prison. Il a en outre toujours refusé de collaborer à l’établissement d’un plan d’exécution de sa peine», précisent les juges. Au surplus, la Cour précise que le détenu n’a aucun projet de vie crédible. Le pronostic en cas de libération conditionnelle est qualifié de "défavorable" et pour la Cour, «l’intérêt à la protection du public l’emporte donc ici sur l’intérêt privé de l’intéressé à recouvrer sa liberté».

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