Prévisions: Le Brexit va peser sur la croissance britannique
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PrévisionsLe Brexit va peser sur la croissance britannique

Le Fonds monétaire international (FMI) se montre toutefois plus optimiste qu'en juillet dernier.

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Le président du Conseil européen Donald Tusk s'exprime lors de son arrivée au Sommet Européen spécialement dédié au Brexit à Bruxelles. (Samedi 29 avril 2017)

Le président du Conseil européen Donald Tusk s'exprime lors de son arrivée au Sommet Européen spécialement dédié au Brexit à Bruxelles. (Samedi 29 avril 2017)

Keystone
Nicola Sturgeon rédige une lettre à la Première ministre britannique dans laquelle elle souligne que «le peuple écossais doit avoir le droit de choisir son propre avenir». (Jeudi 30 mars 2017)

Nicola Sturgeon rédige une lettre à la Première ministre britannique dans laquelle elle souligne que «le peuple écossais doit avoir le droit de choisir son propre avenir». (Jeudi 30 mars 2017)

AFP
Donald Tusk a expliqué que la «relation future» avec le Royaume-Uni ne se fera uniquement quand des «progrès suffisants» auront été faits sur l'accord réglant le divorce. (31 mars 2017)

Donald Tusk a expliqué que la «relation future» avec le Royaume-Uni ne se fera uniquement quand des «progrès suffisants» auront été faits sur l'accord réglant le divorce. (31 mars 2017)

AFP

Les incertitudes liées au Brexit vont peser sur la croissance britannique, en affectant l'investissement, la consommation et l'immobilier, a mis en garde le Fonds monétaire international (FMI) dans ses prévisions économiques publiées mardi.

Bien que les marchés semblent pour l'instant avoir bien encaissé le choc du vote britannique pour sortir de l'Union européenne (UE), «l'impact final reste inconnu, alors que l'avenir des accords institutionnels et commerciaux entre le Royaume-Uni et l'Union européenne est incertain», résume le FMI.

Incertitude

En conséquence, l'institution prévoit une croissance du produit intérieur brut de 1,8% en 2016 puis un net ralentissement à 1,1% en 2017.

Le Fonds se montre ainsi légèrement plus optimiste pour l'année en cours que dans ses dernières prévisions de juillet ( 1,7%) mais moins confiant pour celle qui vient ( 1,3% précédemment).

«L'incertitude qui découle du vote pour le Brexit pèse sur les investissements des entreprises et les décisions d'embauches, ainsi que sur les achats de biens durables par les consommateurs et l'immobilier», note le FMI.

Mesures de soutien

Le FMI souligne que, pour faire face aux risques pesant sur l'économie, la Banque d'Angleterre a réagi début août en dévoilant de nouvelles mesures de soutien, avec une baisse des taux d'intérêt et un nouveau programme de rachats d'actifs.

Concernant la politique budgétaire, le FMI juge qu'il est préférable de laisser les finances publiques s'ajuster, quitte à accroître temporairement le déficit.

Mais il estime qu'une fois que les conséquences macroéconomiques du vote pour le Brexit seront mieux identifiées, il faudra évaluer s'il est encore nécessaire d'assouplir la politique budgétaire et se donner de nouveaux objectifs de déficit à moyen terme.

Budget

Le ministre britannique des Finances, Philip Hammond, qui a abandonné l'objectif de comptes équilibrés à l'horizon 2019-2020 de son prédécesseur George Osborne, devrait probablement en dire plus lors de la présentation de ses nouvelles orientations budgétaires fin novembre.

Enfin, le Fonds explique que ses prévisions se fondent sur l'hypothèse de négociations fluides et d'une hausse limitée des barrières économiques.

Inquiétudes face à un «Brexit dur»

Or les déclarations de la Première ministre britannique Theresa May dimanche, qui a annoncé que la procédure de sortie serait déclenchée d'ici fin mars et a insisté sur le contrôle de l'immigration, ont inquiété les milieux d'affaires et les investisseurs en laissant présager un «Brexit dur», c'est-à-dire sans concession vis-à-vis de Bruxelles.

Plus largement, le FMI estime que le vote pour le Brexit introduit des «incertitudes politiques et économiques qui menacent de plomber l'investissement et l'emploi en Europe», mettant en avant le fait qu'il «reflète un ressentiment envers les migrations transfrontalières qui nourrit un sentiment nationaliste en Europe et pose la question de l'intégration de l'UE».

(ats)

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