Affaire du Plantier: Le Britannique Ian Bailey écope de 25 ans de prison

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Affaire du PlantierLe Britannique Ian Bailey écope de 25 ans de prison

La productrice française Sophie Toscan du Plantier avait été assassinée à Noël 1996, en Irlande. Le principal accusé a été jugé vendredi à Paris.

Le Britannique Ian Bailey a été placé deux fois en garde à vue en 1997 et 1998. Il a toujours nié être l'auteur du crime.

Le Britannique Ian Bailey a été placé deux fois en garde à vue en 1997 et 1998. Il a toujours nié être l'auteur du crime.

AFP

Le Britannique Ian Bailey a été condamné vendredi, en son absence, par la justice française à 25 ans de réclusion criminelle pour le meurtre sauvage de la productrice française Sophie Toscan du Plantier en 1996 en Irlande.

La cour d'assises de Paris a également émis un nouveau mandat d'arrêt à l'encontre de l'ex-journaliste pigiste de 62 ans, que Dublin a refusé par deux fois d'extrader. M. Bailey, qui clame son innocence et dénonçait une «parodie de procès», était jugé depuis lundi en France par défaut.

Le représentant de l'accusation a demandé «une condamnation exemplaire» pour «un crime atroce, un crime barbare sur une femme qui est seule» et qui a «vécu sans doute deux, trois minutes de terreur et de souffrances».

La productrice française de 39 ans, mariée au célèbre producteur de films Daniel Toscan du Plantier, avait été retrouvée morte au matin du 23 décembre 1996, en contrebas de sa maison isolée de Schull, sur la côte sud-ouest de l'Irlande.

Sophie Toscan du Plantier a succombé à de multiples coups portés à la tête et les nombreuses blessures de défense décelées lors de l'autopsie montrent qu'elle s'est farouchement débattue.

Pas de preuves suffisantes

Très vite, l'un de ses excentriques voisins, le Britannique Ian Bailey, avait fait figure de suspect.

Placé deux fois en garde à vue en 1997 et 1998, il a toujours nié être l'auteur du crime et n'a jamais été poursuivi en Irlande faute de preuves suffisantes.

Pour l'avocat général, il y a au contraire «une accumulation de charges» à son encontre. Il portait sur le front et les avant-bras des égratignures qu'il n'a pu se faire que dans la nuit du 22 au 23 décembre, il a «extrêmement varié» sur son emploi du temps et il a eu «connaissance d'éléments» sur le crime avant tout le monde, a souligné M. Bonthoux.

Des aveux à sa rédactrice en chef

Ian Bailey a surtout «fait des aveux», à sa rédactrice en chef, à des amis et à un adolescent qu'il a pris en stop, et un «aveu indirect mais extrêmement détaillé» à un ex-ami et employeur, venu témoigner mardi à la barre.

Le mobile est «sexuel, même si dans son martyr, Sophie Toscan du Plantier n'a subi aucune atteinte sexuelle», a affirmé l'avocat général.

L'accusé n'étant ni présent ni représenté par un avocat, la cour composée de trois magistrats professionnels a clos les débats et s'est retirée pour délibérer.

(ats)

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