France: Le calvaire d’un couple de Genevois braqués dans leur lit
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FranceLe calvaire d’un couple de Genevois braqués dans leur lit

Trois hommes sont jugés dans l’Ain pour une attaque traumatisante qui a eu lieu en 2016.

par
R.M.
Les trois assaillants sont jugés cette semaine à la cour d’assises de l’Ain, à Bourg-en-Bresse.

Les trois assaillants sont jugés cette semaine à la cour d’assises de l’Ain, à Bourg-en-Bresse.

Ministère de la justice

Trois jeunes de Bourg-en-Bresse comparaissent depuis lundi devant la cour d’assises de l’Ain, à Bourg-en-Bresse, pour un home-jacking commis à Genève en février 2016, relate «Le Progrès».

Ce soir-là trois hommes âgés d’une vingtaine d’années font la fête avec leurs copines chez l’un d’eux, à Bourg-en-Bresse, quand ils décident de continuer la soirée à Genève, dans une boîte de nuit. Mais vers 4 heures du matin, «la soi-disant soirée boule à facettes avait viré au sordide», écrit le quotidien français.

«On veut l’argent!»

Les trois hommes laissent alors leurs copines dans leur voiture et s’introduisent dans une maison de Plan-les-Ouates. Tous trois sont encagoulés et armés de couteaux et tournevis. À l’intérieur, ils pénètrent d’abord dans la chambre d’une jeune femme, éclairés par leurs smartphones. «Où est ton mec? On veut l’argent!», hurlent-ils.

Avec un couteau sous la gorge, la jeune femme les mène jusqu’à la chambre de son compagnon. Réveillé en sursaut et secoué par les trois malfrats il est forcé d’ouvrir son coffre. Mais les assaillants décrits comme aussi nerveux qu’agressifs en veulent encore davantage et s’emparent aussi du sac à main de la jeune femme, de montres et de bijoux. Butin total: quelque 30 000 francs.

«Il disait qu’il allait me fumer»

«J’ai pensé que ma vie était finie. L’un d’eux avait la main dans sa veste, comme s’il avait une arme. Il disait qu’il allait me fumer. Je disais que les enfants dormaient, ils répondaient: «Rien à foutre». La maison était pleine de ballons, on allait fêter les 5 ans de ma fille. Ce sont des lâches», a raconté le Genevois braqué à la barre, selon «Le Progrès».

Lorsque les agresseurs avaient enfin quitté la maison le Genevois avait récupéré un pistolet et avait ouvert le feu depuis son perron puis près de son portail. Il avait touché un des malfrats au ventre et blessé un second au crâne. Il a fait l’objet d’une enquête pour l’usage de l’arme, explique le quotidien français.

Traumatisme profond

À la barre, il a expliqué être profondément traumatisé, «les caméras partout, les enfants qui dorment dans sa chambre, sa vie cloîtré dans une forteresse».

En 2016, au lendemain de l’attaque, le Genevois s’était confié au «Matin». «C’est du délire. Je suis encore dans l’effroi. Ils ne respectent rien, même pas la présence d’enfants. Heureusement que ma fille et mon fils ont le sommeil lourd: ils n’ont rien entendu», avait témoigné le quadragénaire. «On leur a dit et répété qu’il y avait des enfants ici, d’ailleurs ça se voyait avec tous ces ballons d’anniversaire! Ils n’en avaient rien à faire: ils ne respectent rien», avait-il ajouté, précisant qu’il n’avait songé qu’à sauver sa famille.

Les trois agresseurs avaient été identifiés et interpellés par la suite. Ce ne sont pas des gros poissons mais «de petits délinquants sombrant subitement dans le crime», écrit «Le Progrès». Reste à savoir pourquoi. Et s’il y avait vraiment un commanditaire, comme ils l’ont laissé entendre. Ils devront s’expliquer lors de ce procès qui dure jusqu’à vendredi.

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