30.10.2020 à 06:40

JuraLe cancer du sein exposé en vitrine

La photographe Stéphanie Gurba-Ribeaud n’a eu aucune peine à trouver des modèles prêtes à se montrer sensuelles après une opération.

von
Vincent Donzé
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Les femmes sollicitées sont devenues le moteur de l’opération… photographique.

Les femmes sollicitées sont devenues le moteur de l’opération… photographique.

Stéphanie Gurba-Ribeaud
Le projet «Porrentruy vous interp’elles»…

Le projet «Porrentruy vous interp’elles»…

Stéphanie Gurba-Ribeaud
montre que la maladie est prise en mains par l’entourage.

montre que la maladie est prise en mains par l’entourage.

Stéphanie Gurba-Ribeaud

L’intervention s’intitule «Porrentruy vous interp’elles». Dans la capitale ajoulote, une dizaine de vitrines inoccupées servent depuis jeudi à l’affichage de photos qui rendent hommage aux femmes atteintes du cancer du sein.

Elles sont une vingtaine, ces femmes touchées d’une manière ou d’une autre par le cancer du sein. Elles ont dit oui à un projet visant à illustrer l’acceptation et le courage de familles toutes entières face à cette maladie. Deux relais qui n’ont rien en commun ont permis sa concrétisation: le voyer chef, désireux de remplir des espaces vides, et une infirmière référente.

La publication des images devait faire écho à la plantation de tulipes, mais si la pandémie a épargné les fleurs, elle a touché les femmes.

La photographe Stéphanie Gurba-Ribeaud et la manageuse Anaïs Cuenat ont concrétisé un projet solidaire. Leur relais: Béatrice Bonnin, infirmière référente du Centre du sein à l’Hôpital du Jura.

La photographe Stéphanie Gurba-Ribeaud et la manageuse Anaïs Cuenat ont concrétisé un projet solidaire. Leur relais: Béatrice Bonnin, infirmière référente du Centre du sein à l’Hôpital du Jura.

DR

La photographe Stéphanie Gurba-Ribeaud et la manageuse Anaïs Cuenat sont des amies d’enfance. À 30 ans, le cancer du sein ne les touche pas dans leur chair, mais dans leur cercle. Infirmière référente du Centre du sein à l’Hôpital du Jura, Béatrice Monnin s’est révélé être un relais très efficace pour trouver des modèles: «Les femmes à qui elle a transmis nos coordonnées ont été plus nombreuses qu’attendu», confie Stéphanie Gurba-Ribeaud.

Le but de la manœuvre a touché la cible: «Nous voulions redonner de la féminité à ces dames», disent la photographe Stéphanie Gurba-Ribeaud et la manageuse Anaïs Cuenat, qui avaient en tête «un type de vêtement» qui a été largement accepté.

Poses instinctives

«Le cancer du sein limite les mouvements. Nous avons pris compte de cette mobilité réduite, mais les poses sont instinctives», rapporte la photographe de Courtemautruy. «Elles se sont dénudées très volontiers, par habitude de montrer leur poitrine aux médecins», souffle Stéphanie Gurba-Ribeaud.

Selon les clichés, il y a une fille ou un mari, mais les proches aidants figurent aussi dans l’ombre des clichés de Stéphanie. La pandémie a certes retardé le projet, mais d’une autre manière, elle l’a dynamisé: «La tendance s’est inversée: ce sont les modèles qui ont porté cette aventure devenue humainement très importante pour elles», conclut la photographe.

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13 commentaires
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Perveraufour

30.10.2020 à 10:37

Mettez encore plus de silicone les plouff comme sa vous tombez plus vite . Et ceux qui affiche de façon erotique des femmes qui sont en détresse et malade rien avoir avec ces photos pourno sous pretext de cancer ... faites pareil donc avec le cancer de la prosate ah mais non.. sa c'est considerer comme de l'exhibition...je garde pour moi ce que je vous souhaite fs de ct1

Fautdetout

30.10.2020 à 09:21

Vivement qu'ils exposent le cancer de la prostate.

Porrentruy vous interpelles

30.10.2020 à 09:06

Bravo c’est magnifique