Élections communales vaudoises: Le canton de Vaud donne un coup de pouce aux communes
Publié

Élections communales vaudoisesLe canton de Vaud donne un coup de pouce aux communes

Avec son action «Pour ma commune», le conseil d’État soutient la politique locale dans un contexte sanitaire limitant les actions de proximité, essentielles pour les campagnes des élections générales de mars 2021.

La conseillère d’État vaudoise Christelle Luisier a lancé lundi une campagne de soutien destinée aux communes et aux candidats aux élections générales de mars 2021 (archives).

La conseillère d’État vaudoise Christelle Luisier a lancé lundi une campagne de soutien destinée aux communes et aux candidats aux élections générales de mars 2021 (archives).

KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

Le canton de Vaud lance une campagne de soutien aux communes en vue des élections générales de mars 2021. Des flyers, affiches et capsules vidéo sont mis à leur disposition pour les accompagner dans un contexte sanitaire qui limite les actions de proximité.

«Les élections communales, c’est demain dans le canton: le dépôt des listes est fixé au 18 janvier, le premier tour le 7 mars», a déclaré Christelle Luisier, cheffe du Département des institutions et du territoire (DIT), lundi devant la presse à Lausanne.

Alors que la politique locale est déjà fortement impactée par la pandémie, les actions directes en amont des élections, telles que stands d’information ou discussions avec la population, sont prétéritées. D’où la nécessité d’intervenir pour soutenir les acteurs locaux, a ajouté la conseillère d’État, qui s’est dite soucieuse que «la démocratie ne soit pas mise en veilleuse».

Matériel de promotion

Lancée lundi, la campagne propose un site internet dédié, «Pour-ma-commune.ch». Il comprend toutes les informations utiles et pratiques pour les collectivités publiques, la population, les partis politiques et les associations en relation avec le scrutin. Par exemple comment se porter candidat ou quels sont les critères à remplir par une personne étrangère pour se présenter.

Le second axe veut aussi encourager les personnes éligibles à s’engager pour leur commune et l’ensemble des citoyens à participer au vote. Le DIT met ainsi gracieusement à disposition des communes des flyers, des affiches et des capsules vidéo proposant des témoignages d’élus (municipalité ou conseil communal).

La campagne respecte la neutralité et encourage l’engagement de chaque citoyen. L’État n’intervient d’aucune manière dans le processus de recrutement des candidats, a noté la ministre. Il diffusera par contre les éléments promotionnels liés aux élections générales sur ses réseaux sociaux.

Accueil favorable

Averties préalablement de la création de la campagne, les communes vaudoises ont répondu jusqu’ici favorablement à la proposition du DIT. À ce jour, environ 70’000 flyers et plus de 1100 affiches ont été commandés. Toutes les typologies, du village aux grandes villes, s’y sont intéressées, s’est réjouie Christelle Luisier. L’objectif est de toucher la moitié des 301 communes que le canton comprend à ce jour.

Enfin, le DIT couple cette action avec un programme de formation de longue haleine à l’adresse des greffes municipaux, des bureaux électoraux et des futurs élus. Il est notamment composé d’une introduction générale pour ces derniers, ainsi que d’une formation continue tout au long de la législature pour l’ensemble d’entre eux. «Cela répond à un besoin et à une demande au vu des multiples thématiques à aborder», a souligné la conseillère d’État.

Proche de la population

Alors que certaines municipalités et conseils peinent à garnir leurs rangs, Christelle Luisier, qui a été dix ans syndique de Payerne, a souligné combien l’échelon communal pouvait être passionnant: «C’est là que l’on est proche des sujets qui touchent la population», de l’urbanisme à la gestion des déchets en passant par les finances ou l’accueil parascolaire. «Autant d’éléments qui sont dans la réalité concrète», souligne-t-elle.

Quant aux élections elles-mêmes, elles s’achèveront le 16 mai avec le 2e tour pour les 301 syndics (300 si la fusion entre Esserte et Oron est acceptée le 29 novembre). Quelque 8147 sièges sont à pourvoir dans les conseils communaux et 1574 dans les municipalités. Interrogé sur ces moments qui peuvent être critiques en raison de la pandémie, le DIT a indiqué réfléchir aux différentes situations qui pourraient se présenter.

(ATS/NXP)

Votre opinion