Élection - Le Cap-Vert, exemple démocratique en Afrique, élit son président
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ÉlectionLe Cap-Vert, exemple démocratique en Afrique, élit son président

Dimanche, les Cap-Verdiens ont commencé à voter pour désigner leur prochain président, qui devrait être issu d’un des partis historiques se partageant le pouvoir dans l’archipel.

Le président du Cap-Vert Jorge Carlos Fonseca à la 76e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le 22 septembre 2021, à New York. Élu en 2011 et réélu en 2016, il est dans l’impossibilité de briguer un troisième mandat consécutif.

Le président du Cap-Vert Jorge Carlos Fonseca à la 76e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le 22 septembre 2021, à New York. Élu en 2011 et réélu en 2016, il est dans l’impossibilité de briguer un troisième mandat consécutif.

AFP

Les Cap-Verdiens ont commencé à voter dimanche pour désigner leur futur président, qui devrait être issu d’un des partis historiques se partageant le pouvoir de longue date dans l’archipel cité en exemple de réussite démocratique en Afrique de l’Ouest. Les Cap-Verdiens se sont rendus en petit nombre dans les bureaux de vote de Praia à l’ouverture à 07h00 locales (10h00, heure suisse), a constaté une correspondante de l’AFP. Dans la capitale et sur la dizaine d’îles qui composent l’archipel volcanique dans l’Atlantique au large du Sénégal, les Cap-Verdiens sont appelés à choisir au premier tour entre sept candidats, un record, tous des hommes. Il faut 50% des votes validés pour l’emporter dès le premier tour. Un deuxième tour est jugé probable. Il est prévu le 31 octobre.

La compétition devrait se jouer à nouveau entre les candidats du Mouvement pour la démocratie (MpD, centre droit, majoritaire au Parlement) et du Parti Africain pour l’Indépendance du Cap-Vert (PAICV), respectivement Carlos Veiga et José Maria Neves, tous deux anciens Premiers ministres. Carlos Veiga avait perdu en 2001 et 2006 contre le candidat soutenu par le PAICV, Pedro Pires. Depuis l’instauration du multipartisme en 1990, 15 ans après l’indépendance vis-à-vis du Portugal, les deux formations ont pratiqué une alternance sans heurts vantée par les défenseurs d’une démocratie sur le recul ailleurs en Afrique de l’Ouest.

L’un de ces sept prétendants deviendra le cinquième chef de l’État du Cap-Vert indépendant à la suite de Jorge Carlos Fonseca, du MpD. Élu en 2011 et réélu en 2016, il est dans l’impossibilité de briguer un troisième mandat consécutif. Le futur président prendra la tête d’un pays dont les 550’000 habitants affichent un des PIB par individu les plus élevés d’Afrique de l’Ouest et ont connu des années de croissance soutenue. Mais l’économie, dépendante à 25% du tourisme essentiellement européen, également tributaire des versements de la nombreuse diaspora et de l’aide au développement, a durement accusé le coup du Covid-19. La pandémie a accentué les effets d’une sécheresse aggravée ces dernières années. Le Cap-Vert a enregistré en 2020 une récession historique de 14,8%.

Mais le champ d’action du président est restreint. Le Cap-Vert est doté d’un régime semi-parlementaire faisant la part belle au Premier ministre, au gouvernement et au Parlement. Le Cap-Vert a reconduit le 18 avril la majorité absolue du MpD du Premier ministre Ulisses Correia e Silva (38 sièges), devant le PAICV (30 sièges sur 72). Les premiers résultats sont attendus dans la soirée, quelques heures après la fermeture des bureaux de vote à 18h00 locales (21h00, heure suisse).

(AFP)

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