17.06.2018 à 07:29

SuisseLe cas Raiffeisen continue de faire des vagues

Le ton de la FINMA a surpris dans les milieux financiers. Le nouveau patron de la banque, Patrik Gisel, n'échappe pas aux critiques.

Les dépenses du nouveau patron de Raiffeisen, Patrik Gisel, seront passés au crible.

Les dépenses du nouveau patron de Raiffeisen, Patrik Gisel, seront passés au crible.

Keystone

Le directeur de l'autorité suisse de surveillance des marchés financiers (FINMA), Mark Branson, pointe à nouveau, cette fois-ci dans la NZZ am Sonntag, le manque de contrôle du conseil d'administration de Raiffeisen sur l'ex-directeur général de la banque, Pierin Vincenz.

«Le contrôle de la direction est un devoir primordial du conseil d'administration. Il s'est montré beaucoup trop laxiste», explique M. Branson, soulignant que l'implication personnelle dans certaines transactions de M. Vincenz était trop sensible. «Le fait que le CEO ne s'est pas retiré (dans ces transactions, ndlr) montre que le conseil d'administration ne le contrôlait pas», ajoute le directeur de la FINMA.

Dans la SonntagsZeitung, le vice-président du conseil d'administration de la troisième banque de Suisse, Pascal Gantenbein, relève, lui, que les termes utilisés dans le rapport d'enquête de la FINMA étaient plus forts que prévu. «La tonalité m'a surpris. Je pense que la FINMA voulait clairement montrer que la procédure d'examen approfondi était de la plus haute importance. Mais l'ampleur du problème ne m'a pas surpris», a-t-il ajouté.

Toujours selon la SonntagsZeitung, le nouveau patron de la banque, Patrik Gisel, utilise fréquemment son propre avion pour les voyages d'affaires et se fait rembourser une partie des coûts. M. Gisel procéderait de la sorte depuis des années, a-t-il déclaré au journal, soulignant qu'il agit de la même manière que M. Vincenz. Ce dernier est notamment accusé de dépenses excessives, qui n'avaient aucun lien avec son activité à la banque.

(ats)

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