Actualisé 10.11.2016 à 11:01

FranceLe centre humanitaire pour migrants ouvre à Paris

Quelque 400 personnes pourront être hébergées et orientées par des professionnels.

Un «centre humanitaire» pour les migrants a ouvert ses portes jeudi dans le 18e arrondissement de Paris, une semaine après le démantèlement d'un campement sauvage dans le quartier de Stalingrad. Les migrants pourront y être conseillés et temporairement hébergés.

Le centre est bâti sur une ancienne friche de la SNCF boulevard Ney, près de la porte de la Chapelle et géré par l'association Emmaüs Solidarité. Sa création avait été annoncée par la maire de Paris Anne Hidalgo en mai.

A leur arrivée à Paris, les migrants sont appelés à passer par ce site, aménagé dans un espace gonflable en forme de bulle réalisé par l'architecte allemand Hans-Walte

r Müller. Ils y recevront des informations sur leurs droits et des conseils.

Les hommes isolés pourront ensuite rejoindre une grande halle installée juste derrière, dotée d'une capacité d'accueil de 400 lits (100 chambres de 4 personnes). Elle devrait atteindre les 600 lits d'ici la fin de l'année.

Eviter les nouveaux campements

Les familles, les femmes seules et les enfants seront redirigés vers un autre centre, situé dans une ancienne usine à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). Il devrait ouvrir ses portes au début de l'année prochaine, avec 350 places.

Ces deux structures de «mise à l'abri rapide» sont provisoires, souligne-t-on à la mairie de Paris. Elles accueilleront les migrants le temps que l'Etat leur propose une autre solution d'hébergement.

Ces «sas» doivent notamment permettre d'éviter l'apparition de nouveaux campements sauvages à Paris en offrant une prise en charge immédiate, a souligné la semaine dernière la ministre du Logement Emmanuelle Cosse.

Le dernier grand campement sauvage en date dans la capitale a abrité plus de 3800 personnes entre les stations de métro Jaurès et Stalingrad. Il a été évacué le 4 novembre sans incident par la police à la demande d'Anne Hidalgo. La maire de la capitale dénonçait une «situation humanitaire et sanitaire dramatiques» devenue «insoutenable tant pour les migrants que pour les riverains».

(AFP)

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