31.01.2013 à 11:43

Drame de SierreLe chauffeur ne téléphonait pas avant l’accident

Plus de 10 mois après l'accident de car de Sierre, l'expertise des images de vidéosurveillance du tunnel confirme les résultats des analyses antérieures sur la vitesse et la trajectoire du bus.

Keystone

Le rapport des images des caméras de vidéosurveillance en 3D atteste que la vitesse du car durant les dernières centaines de mètres jusqu'à la collision était bien de l'ordre de 99-100 km/h, indique jeudi le Ministère public valaisan.

La modélisation en 3D réalisée a permis de reconstituer avec précision la trajectoire du véhicule, en particulier depuis qu'il a dévié de sa voie de circulation jusqu'à sa position finale, précise-t-il. Là aussi, rien de nouveau par rapport aux premières conclusions.

Pas de SMS

L'analyse des relevés téléphoniques du portable du chauffeur ne révèle pas non plus d'élément déterminant. Ces contrôles permettent d'exclure que le chauffeur se trouvait au téléphone ou envoyait des SMS durant les secondes et/ou les minutes qui ont précédé l'accident, précise le Ministère public dans son communiqué.

Des informations concernant le conducteur, notamment sur son parcours de vie, sa scolarité ou sa situation personnelle n'ont finalement pas révélé «d'élément véritablement utile au regard des causes de l'accident».

La procédure se poursuit

L’enquête n’est toutefois toujours pas close. Le Centre universitaire romand de médecine légale (CURML) doit encore rendre deux rapports.

Le CURML doit fournir des précisions sur la santé cardiaque du chauffeur, afin de déterminer si celui-ci aurait fait un malaise. Il doit aussi évaluer si la concentration de paroxétine mesurée dans le sang aurait pu influer sur la conduite de ce dernier.

Une fois ces rapports déposés, le procureur pourra rendre sa décision finale. Les parties auront alors un délai pour requérir d’éventuels compléments d’instruction, précise le ministère public.

Le drame de Sierre est survenu le 13 mars 2012. Un autocar belge transportant des enfants revenant d’un camp d’hiver avait percuté de plein fouet le mur de béton d’une place de secours dans un tunnel de l’A9. L’accident avait fait 28 morts, dont 22 écoliers.

(ats)

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