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Sûreté nucléaireLe chef de l'AIEA appelle à garder le «sens de l'urgence»

Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Yukiya Amano a appelé lundi les pays disposant de centrales nucléaires à conserver «leur sens de l'urgence» en matière d'amélioration de la sûreté.

«Des progrès significatifs» ont été réalisés depuis l'accident nucléaire de Fukushima, le plus grave depuis celui de Tchernobyl en 1986, a déclaré le Japonais au premier jour d'une conférence sur la sûreté de l'énergie atomique à Vienne.

Il a cité l'application de certaines mesures contenues dans le plan d'action élaboré par l'AIEA, portant entre autres sur l'estimation des risques, les réactions en cas d'urgence, ou encore les critères de sûreté des centrales.

«Beaucoup de travail reste à faire et nous ne devons pas abaisser notre garde», a-t-il toutefois ajouté. «L'accident ne fait peut-être plus les gros titres de la presse internationale, mais il est essentiel que tous nous gardions notre sens de l'urgence et notre engagement à mettre en oeuvre entièrement le plan d'action» de l'AIEA, a déclaré Yukiya Amano.

Cette conférence de cinq jours organisée par l'agence onusienne rassemble quelque 700 délégués provenant des 75 pays membres de la Convention sur la sûreté nucléaire (CSN).

L'accident nucléaire japonais, provoqué le 11 mars par un tremblement de terre géant suivi d'un tsunami, avait conduit à une révision de la politique énergétique de certains pays. L'Allemagne et la Suisse avaient notamment décidé leur retrait progressif de l'atome.

(AFP)

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