Diplomatie: Le chef de la diplomatie italienne reçu à Neuchâtel
Publié

DiplomatieLe chef de la diplomatie italienne reçu à Neuchâtel

Paolo Gentiloni doit rencontrer le conseiller fédéral Didier Burkhalter ce lundi à Neuchâtel.

Paolo Gentiloni va rencontrer Didier Burkhalter ce lundi 21 mars à Neuchâtel.

Paolo Gentiloni va rencontrer Didier Burkhalter ce lundi 21 mars à Neuchâtel.

AFP

Le ministre italien des Affaires étrangères ne semble pas prêt à des compromis sur des dossiers épineux avec la Suisse, tels que ceux de l'immigration et des frontaliers.

Au sujet de la mise en oeuvre de l'initiative de l'UDC sur l'immigration, Paolo Gentiloni déclare dans la Neue Zürcher Zeitung: «Nous devons respecter la décision des Suisses, mais il faut la rendre compatible avec un des piliers de l'UE, la libre circulation des personnes.» Celle-ci est «inséparable» de la libre circulation des marchandises, qui était aussi importante pour la Suisse.

Cependant, le chef de la diplomatie italienne se montre confiant. Après le référendum historique du 23 juin sur le maintien ou non de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne (UE), il estime qu'une «solution à l'amiable» devrait être trouvée entre la Suisse et l'UE. «L'Italie y tient beaucoup».

Questionné sur l'éventualité d'une approche unilatérale de la Suisse en matière de migrations, Paolo Gentiloni répond: «Si aucune solution commune ne peut être trouvée, cela aurait des conséquences très négatives» aussi bien pour l'économie italienne que suisse. De plus ce serait aussi un «mauvais signe pour l'avenir de l'Europe sous l'aspect politico-culturel.»

Accord italo-suisse

Au sujet des travailleurs frontaliers, thème sensible au Tessin, la signature définitive d'un nouvel accord italo-suisse reste en suspens. Pour le ministre italien, les mesures tessinoises contre les frontaliers sont «d'une certaine manière dicriminatoires». Le Tessin a notamment revu à la hausse le taux d'imposition des frontaliers.

Paolo Gentiloni réaffirme que la signature de cet accord est liée à la suspension de ces mesures. «Par conséquent, je suis convaincu que ces discriminations peuvent de facto être surmontées.»

Des délégations des deux pays avaient paraphé le texte en décembre 2015, mais l'accord n'est de loin pas près d'être appliqué. Parlement et gouvernement des deux pays doivent le ratifier.

(ats)

Votre opinion