Birmanie – Le chef de la junte reçoit un ancien proche de Suu Kyi
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BirmanieLe chef de la junte reçoit un ancien proche de Suu Kyi

Dimanche, le chef de la junte birmane et le cofondateur de la Ligue nationale pour la démocratie se sont rencontrés.

De gauche à droite, Min Aung Hlaing, chef de la junte, et Tin Oo, cofondateur de la Ligue nationale pour la démocratie avec Aung San Suu Kyi.

De gauche à droite, Min Aung Hlaing, chef de la junte, et Tin Oo, cofondateur de la Ligue nationale pour la démocratie avec Aung San Suu Kyi.

AFP

Le chef de la junte qui a pris le pouvoir en Birmanie par un coup d’État, le 1er février dernier, a reçu dimanche un ancien proche d’Aung San Suu Kyi, la dirigeante légitimement élue et maintenant emprisonnée. C’est la première fois depuis le coup d’État qu’un proche d’Aung San Suu Kyi rencontre un responsable de la junte.

Âgé de 94 ans et en mauvaise santé, Tin Oo, ancien général et cofondateur avec Aung San Suu Kyi de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), s’est toutefois complètement retiré de la politique ces dernières années, même s’il est arrivé à la rencontre en portant le badge de la LND.

«Je doute que cette rencontre ait été sanctionnée par le parti», a estimé Richard Horsey, expert pour la Birmanie de l’ONG International Crisis Group.

Vu comme un réformateur

Habillé en civil, le chef de la junte, «Min Aung Hlaing a notamment proposé (à Tin Oo) de l’aide pour ses problèmes de santé, y compris l’accès à l’hôpital de l’armée si nécessaire», a indiqué le service de communication de la junte.

Le chef de la junte a également rencontré un ancien chef des services secrets et Premier ministre au parcours politique très sinueux. Emprisonné par la junte, libéré en 2012, il a été vu d’abord par l’Occident comme un réformateur, mais son règne à la tête des services secrets a été vite marqué par une lutte impitoyable contre les militants politiques, avec de nombreuses arrestations et cas de torture.

Ces deux rencontres surviennent alors que Aung San Suu Kyi est toujours emprisonnée, et que le verdict de son premier procès, sur des accusations d’incitation aux troubles publics, doit être annoncé lundi.

Des militaires foncent sur la foule

(AFP)

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