Italie: Le chef de la mafia de Rome écope de 10 ans de prison
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ItalieLe chef de la mafia de Rome écope de 10 ans de prison

Massimo Carminati, 62 ans, a été reconnu coupable d’avoir monté dans la capitale italienne un réseau spécialisé dans le racket, les vols et la fraude.

Massimo Carminati, le chef de la pègre de Rome, et son principal associé Salvatore Buzzi ont été condamnés mardi en appel à respectivement 10 ans et 12 ans de réclusion.

Massimo Carminati, le chef de la pègre de Rome, et son principal associé Salvatore Buzzi ont été condamnés mardi en appel à respectivement 10 ans et 12 ans de réclusion.

AFP

Un ancien membre de l’extrême droite italienne, à la tête de la pègre à Rome jusqu’à son arrestation en 2014, a été condamné mardi à 10 ans de prison. Massimo Carminati, 62 ans, était l’homme au centre d’un gigantesque scandale de corruption, baptisé «Mafia Capitale», qui avait discrédité une partie du personnel politique romain.

La Cour d’appel de Rome a également condamné son principal associé, Salvatore Buzzi, à 12 ans et 10 mois de réclusion. Les deux hommes étaient accusés d’avoir monté un réseau mafieux spécialisé dans le racket, les vols et la fraude, notamment le trucage des appels d’offres de travaux publics et de services dans la capitale italienne.

Rebondissements juridiques

Leur chute avait entraîné celle de dizaines d’autres personnes, dont des politiciens locaux de tous bords, des hommes d’affaires et des fonctionnaires de la mairie de Rome. Ce scandale a discrédité les élites politiques de la ville et ouvert la voie à une victoire historique des élections municipales par le Mouvement Cinq Étoiles, alors anti-establishment, en 2016.

Après plusieurs rebondissements juridiques dans le dossier d’accusation, Carminati et Buzzi ont été reconnus coupables d’association de malfaiteurs et d’autres crimes, mais les accusations mafieuses, passibles de peines plus sévères, ont été abandonnées en 2019.

Les deux hommes ont été libérés de prison en 2020, car ils avaient purgé le délai maximum accordé aux détenus en attente d’une décision finale sur leur cas. On ignorait mardi soir si Carminati et Buzzi allaient devoir retourner en prison à la suite de ces condamnations, qui peuvent faire l’objet d’appels.

(AFP)

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