Evolène (VS) – Le chef de la police du val d’Hérens fait à nouveau parler de lui
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Evolène (VS)
Le chef de la police du val d’Hérens fait à nouveau parler de lui

Le policier a grillé un feu, causé un accident et pris la fuite. Le temps de l’enquête, les autorités lui gardent pourtant sa confiance.

par
Eric Felley
Arrêté à un feu avec un compte à rebours qui réglait une circulation alternée, le policer motard s’est engagé trop tôt.

Arrêté à un feu avec un compte à rebours qui réglait une circulation alternée, le policer motard s’est engagé trop tôt.

Getty Images/iStockphoto

Cet été, en raison de travaux, une dizaine de feux ont été installés sur la route qui mène de Sion (VS) à Evolène au fond du val d’Hérens. Cela provoque autant de circulations alternées sur ces tronçons. Beaucoup d’usagers se sont plaints d’ailleurs de la multiplication de ces arrêts. Voilà pour le contexte général.

Le chef de la police intercommunale du val d’Hérens a vécu une mésaventure pour le moins ennuyeuse en remontant dans la vallée, il y a de cela environ un mois. Comme le raconte «Le Nouvelliste», le 27 août dernier, un vendredi, il rentrait de Sion après une journée de travail consacrée au «label Fiesta», un certificat attribué aux manifestations qui prévoient des mesures pour réduire les risques liés à l’alcool.

Hélas un véhicule descendait…

Le quotidien précise qu’un apéritif a clos cette journée, après quoi le policier a pris sa moto pour rentrer chez lui en fin d’après-midi. Arrivé près du but, à Praz-Jean, juste avant Evolène, il est arrêté par un feu qui affiche le compte à rebours avant de libérer la route. Là, il aurait pris le chiffre 7 pour le chiffre 1. Ni une ni deux, il démarre sur la voie à sens unique. Hélas, un véhicule descendait en sens inverse et la collision a été inévitable. Le policier a chuté. Le conducteur de l’autre voiture le voyant à terre a appelé aussitôt les secours.

Introuvable

Mais le policier n’était que légèrement atteint. Il a appelé son collègue, pour qu’il vienne le chercher, et demandé d’annuler les secours. Mais, trop tard, ceux-ci étaient en route, accompagnés de la police cantonale. Quand ils sont arrivés sur le lieu de l’accident, les deux hommes avaient disparu. Les agents sont donc partis à leur recherche. Ils ont frappé chez le policier accidenté, mais trouvé porte close. Finalement, plus tard durant le week-end, le policier a fini par donner des nouvelles au téléphone. Mais il était trop tard pour une prise de sang.

Le temps de l’enquête

L’affaire fait réagir jusqu’au procureur général valaisan Nicolas Dubuis, qui confirme dans le quotidien valaisan que «des investigations sont en cours». La présidente de la commune d’Evolène, Virginie Gaspoz, attend que les faits soient établis: «C’est la présomption d’innocence qui doit primer le temps de l’enquête».

Il y a quelques années, le policier avait déjà fait parler de lui. En 2016, le soir du réveillon, il avait renversé une jeune fille aux Haudères, près d’Evolène. Il avait été condamné pour lésions corporelles simples par négligence et conduite en état d’ébriété à 75 jours-amendes avec sursis pendant deux ans et 1700 francs d’amende. Le sursis est aujourd’hui tombé. Les autorités communales avaient décidé de le garder, car les faits s’étaient déroulés hors de son temps de travail. Cette fois-ci, la question sera peut-être à nouveau posée: était-il encore au travail quand l’accident est arrivé ou déjà en week-end?

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