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BelgiqueLe chef de Sharia4Belgium condamné à 12 ans de prison

Le chef et plusieurs membres de Sharia4Belgium ont été reconnus coupables mercredi à Anvers d'avoir formé une «organisation terroriste».

A Anvers, ce 11 février 2015, Fouad Belkacem, 32 ans, considéré comme la tête pensante du groupe radical Sharia4Belgium, a écopé de 12 ans de prison.

A Anvers, ce 11 février 2015, Fouad Belkacem, 32 ans, considéré comme la tête pensante du groupe radical Sharia4Belgium, a écopé de 12 ans de prison.

AFP

Le groupuscule islamiste est considéré comme le premier pourvoyeur en Belgique de combattants pour la Syrie.

Fouad Belkacem, 32 ans, idéologue et principal prédicateur de Sharia4Belgium, a été condamné par le tribunal correctionnel à 12 ans de prison pour avoir dirigé ce groupe d'inspiration salafiste.

Le procès était placé sous haute sécurité un mois après les attentats de Paris et le démantèlement d'une cellule planifiant des attaques en Belgique.

«Belkacem est responsable de la radicalisation de jeunes pour les préparer à un combat armé salafiste au sein duquel il n'y a pas de place pour les valeurs démocratiques», a déclaré le juge. «Sharia4Belgium recrutait des jeunes pour la lutte armée et organisait leur départ vers la Syrie», a-t-il ajouté. L'accusation avait requis contre Belkacem une peine de 15 ans.

Sept autres condamnations

Sept autres prévenus présents au procès ont été condamnés à des peines de trois à cinq ans, pour certains avec du sursis.

Quarante-six membres de Sharia4Belgium étaient jugés depuis octobre pour avoir pris part aux activités ou pour avoir aidé ce groupe dont les membres prêchaient sur l'internet et dans les rues, notamment à Anvers, l'instauration d'un Etat islamique en Belgique et le jihad armé international.

De tous les prévenus, seuls neuf se sont présentés aux audiences. Un a été depuis écarté du procès pour raisons médicales. Les 37 autres sont soit toujours en Syrie, soit y sont décédés. Certains sont soupçonnés d'y avoir commis des atrocités. Tous avaient plaidé l'acquittement, expliquant s'être rendus en Syrie dans un but humanitaire ou pour mener un combat selon eux légitime contre le régime de Bachar el-Assad.

Le tribunal a prononcé les peines maximales envers les prévenus absents, soit 15 ans pour ceux considérés comme dirigeants et cinq ans pour les simples membres.

(ats-afp)

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