Football: Le chef de Vladimir Petkovic se fait attendre
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FootballLe chef de Vladimir Petkovic se fait attendre

Qui sera le nouveau «team-manager» de l'équipe nationale? Le choix n'est pas encore arrêté et aucune information ne filtre.

par
Tim Guillemin
Zurich
Une zone d'ombre entoure le nom du futur «boss» de Vladimir Petkovic.

Une zone d'ombre entoure le nom du futur «boss» de Vladimir Petkovic.

Keystone

«Ce n'est pas parce qu'un journal écrit quinze fois que personne ne veut de ce poste que c'est vrai. Ce sera aussi faux la seizième fois qu'ils l'écriront...», fulmine un cadre de l'ASF, dans un bureau du Letzigrund. Depuis lundi, l'équipe de Suisse est réunie à Zurich où elle prépare ses deux matches contre la Géorgie et le Danemark dans une bonne humeur tout à fait apparente.

«On rigole beaucoup»

«Franchement, on rigole beaucoup à l'entraînement», lâche l'attaquant du FC Bâle Albian Ajeti, qui aurait pourtant des raisons de se plaindre vu le nombre de joueurs d'YB sélectionnés. Bref, tout semble aller bien sur le terrain, dans la lignée du 5-2 contre la Belgique, mais en coulisses, on l'a compris, l'ASF fume encore.

Mais comme toujours avec l'Association suisse de football, tout reste secret, tout est discret. Le thème du nouveau manager de l'équipe nationale? On n'en parle pas. Secret défense. On apprend ici et là, et surtout dans les journaux, que plusieurs candidats potentiels ont rejeté la proposition, à l'image de Christoph Spycher et d'Adrian Knup, mais l'ASF l'assure: elle dispose de profils de qualité. Simplement, alors que Bernhard Heusler et Georg Heitz avaient fait une recommandation claire en présentant la création de ce poste comme une nécessité absolue, voilà que l'urgence est d'un coup un peu moins urgente.

Aucun Romand pressenti

Le nom de Peter Knäbel (directeur du développement à Schalke) circule. Une chose est sûre: aucun Romand ne semble dans la course, même si le profil de Philippe Hertig pourrait être une alternative intéressante. Evincé de la course à la présidence de l'ASF, le Genevois aurait les compétences requises pour occuper ce poste de «team-manager».

Il ne faut pas s'y tromper: derrière cette appellation un peu «fourre-tout», ce «team-manager» aurait un vrai rôle opérationnel. Il serait le chef de Vladimir Petkovic, orienterait la politique sportive de l'équipe nationale, fixerait des objectifs et demanderait au sélectionneur de les atteindre. Aujourd'hui, ce rôle n'existe tout simplement pas et les réformes entreprises au lendemain de la Coupe du monde en Russie doivent aller dans ce sens. Y aura-t-il une avancée significatives dans les semaines à venir? Vladimir Petkovic aura-t-il un chef lors du «final four» de la Nations League en juin au Portugal? Seule l'ASF a la réponse, derrière une porte pour l'instant bien fermée.

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