03.05.2013 à 14:48

ArméeLe chef des Forces aériennes confiant pour les votations à venir

Entré en fonction au début de l'année, le chef des Forces aériennes Aldo Schellenberg a présenté vendredi son premier rapport à ses officiers et à son personnel.

Aldo Schellenberg

Aldo Schellenberg

Keystone

Il a évoqué les défis de l'armée et s'est dit confiant pour les votations à venir, sur le Gripen et l'obligation de servir.

Une armée crédible dispose de Forces aériennes crédibles, a dit Aldo Schellenberg sur l'aérodrome militaire d'Emmen (LU). C'est la seule solution pour protéger l'espace aérien en cas de crise et pour rendre possible l'engagement des troupes terrestres.

Pour le remplacement des 54 jets Tiger, il n'y a pas d'alternative au Gripen E dans un avenir proche, a poursuivi le chef des Forces aériennes. Ces nouveaux avions très modernes, qui complèteront les F/A-18, permettront d'améliorer le travail de police aérienne. C'est nécessaire en vue d'événements tels que le WEF à Davos ou la conférence des ministres de l'OSCE prévue l'année prochaine à Bâle.

Et le haut gradé de reconnaître toutefois qu'en cas de conflit, il faudrait 60 à 70 appareils. Mais cela n'entre pas en ligne de compte si l'on considère le coût et la menace.

Pas d'alternative au service obligatoire

S'agissant de l'initiative qui demande l'abolition du service militaire obligatoire, Aldo Schellenberg a estimé que pour la Suisse, il n'existe pas d'alternative sensée à une armée de milice avec obligation de servir. Une armée de volontaires ou de professionnels serait beaucoup trop grande en temps normal et beaucoup trop petite en cas de besoin. Et elle ne serait pas finançable, selon lui.

Agé de 54 ans, Aldo Schellenberg a succédé au début de l'année à Markus Gygax. Contrairement à son prédécesseur, le commandant de corps n'est pas un pilote militaire. Avant d'être nommé à la tête des Forces aériennes, Aldo Schellenberg était chef de l'état-major de l'armée.

(ats)

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