Indonésie - Le chef d’un groupe lié à l’EI tué dans la jungle indonésienne
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IndonésieLe chef d’un groupe lié à l’EI tué dans la jungle indonésienne

Extrémiste le plus recherché d’Indonésie, le chef des Mujahideen d’Indonésie orientale a été tué samedi a annoncé la police.

La police s’est lancée dans une chasse à l’homme.

La police s’est lancée dans une chasse à l’homme.

AFP

Le chef d’un groupe djihadiste indonésien lié à l’État islamique (EI) a été tué lors d’une fusillade avec les forces de sécurité, a déclaré dimanche la police indonésienne. Ali Kalora, chef des Mujahideen d’Indonésie orientale (MIT), a été tué samedi dans la jungle de l’île de Célèbes avec un autre membre identifié comme étant Jaka Ramadhan.

La police a déclaré qu’elle avait lancé une chasse à l’homme pour retrouver quatre autres membres du MIT. «Nous allons continuer à chercher jusqu’à ce que nous les attrapions», a déclaré dimanche Rudy Sufahriadi, chef de la police de la province de Sulawesi central.

La fusillade a eu lieu deux mois après que les autorités ont abattu deux autres membres présumés de ce groupe lors d’une fusillade dans la même région de Parigi Moutong, dans la province de Sulawesi. Désigné comme une organisation terroriste par les États-Unis, le MIT fait partie des dizaines de groupes radicaux de l’archipel d’Asie du Sud-Est qui ont prêté allégeance à l’EI.

Extrémiste le plus recherché

Après s’être caché dans la jungle de Sulawesi pendant des années, le réseau ne compterait aujourd’hui plus qu’une poignée de membres. Lors de la dernière attaque en date dont il a été accusé, quatre agriculteurs ont été assassinés – et l’un d’eux décapité – dans un village isolé en mai.

Ali Kalora a pris la tête du MIT après que l’extrémiste le plus recherché du pays, Santoso, connu sous le nom d’Abu Wardah, a été tué par l’armée en 2016. Cheveux longs et arme à la main, Santoso apparaissait régulièrement dans des vidéos exhortant à lancer des attaques contre les forces de sécurité. Il recrutait également des membres à l’étranger, dont plusieurs issus de la minorité ethnique ouïgoure, majoritairement musulmane, en Chine.

Après une série d’attaques extrémistes islamiques au début des années 2000, notamment les attentats de Bali en 2002 qui ont fait plus de 200 morts, les autorités indonésiennes ont lancé une campagne de répression qui a affaibli les réseaux les plus dangereux, dans le pays où la population musulmane est la plus élevée au monde.

(AFP)

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