Football - Le choix limité des armes en attaque pour Vladimir Petkovic
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FootballLe choix limité des armes en attaque pour Vladimir Petkovic

Le sélectionneur national n’a pas énormément de solutions de très haut niveau en attaque, mais il a de quoi varier les plaisirs. Il devra rôder cette facette face au Liechtenstein jeudi.

par
Robin Carrel
(Bad Ragaz)
Haris Seferovic devra être alimenté en bons ballons.

Haris Seferovic devra être alimenté en bons ballons.

Urs Lindt/freshfocus

Haris Seferovic, Mario Gavranovic, Breel Embolo et Admir Mehmedi forment l’attaque de l’équipe de Suisse. Si on y ajoute la catégorie «attaquants de soutien» ou «ailiers», il faut nommer aussi Xherdan Shaqiri, Ruben Vargas et Christian Fassnacht. Un cran plus bas, on peut mettre dans le lot des joueurs offensifs Steven Zuber et éventuellement Edimilson Fernandes, plutôt utilisés en piston depuis quelques temps. Sur les 26 joueurs qui forment le groupe Suisse, c’est un peu maigre.

Mais même s’il ne dispose pas d’un immense réservoir, Vladimir Petkovic a fait le choix de laisser en Suisse Dan Ndoye et Andi Zeqiri, trop inexpérimentés et qui n’ont joué que rarement cette saison. Cela n’empêche pas que le «Mister» a un éventail étendu de choix à sa disposition, à l’heure de modeler son animation offensive lors de l’Euro 2020. Contre les Etats-Unis, il a tenté Shaqiri en soutien de Seferovic et d’Embolo, avant de ne laisser que les deux derniers en pointe après la pause.

L’animation en première période contre les Etats-Unis.

L’animation en première période contre les Etats-Unis.

Contre le Liechtenstein jeudi, un tout autre niveau d’opposition, il pourra encore fourbir ses armes. Et pourquoi ne pas faire comme contre l’Allemagne et y aller d’un attelage de deux attaquants «purs» comme Gavranovic et Seferovic. A eux deux, les buteurs de la Nati ont enfilé tout de même une quarantaine de perles en Croatie et au Portugal… La question a d’ailleurs été posée au sélectionneur national mercredi, lors de la traditionnelle conférence de presse d’avant-match.

Encore des tests contre le Liechtenstein?

Encore des tests contre le Liechtenstein?

«Ca dépendra de l'adversaire et du moment de la partie, a-t-il décrit. Quand on joue avec deux pointes, elles peuvent avoir des rôles différents, des styles complémentaires. Mais il ne faut pas se contenter de voir ce que ces hommes font ensemble dans le dernier tiers du terrain et en possession du ballon! Il y a aussi la phase défensive, le pressing… On prend tout en compte quand on met un XI sur le terrain. Peut-être qu’on peut jouer avec les deux en même temps quand on domine clairement un adversaire ou qu'on doit absolument marquer.» Un peu comme face au Liechtenstein en fait.

L’animation possible des Suisses face à un adversaire supérieur?

L’animation possible des Suisses face à un adversaire supérieur?

Si la fin de partie contre les USA pourrait ressembler à ce qu’on verra contre des «gros», la partie face à la Principauté, 186e sélection au classement FIFA, pourrait anticiper ce que l’on verra contre des équipes jugées plus faibles. Ou alors ce que les Suisses appliqueront en fin de match, s'ils devaient absolument remonter un score déficitaire. Ajoutez au compte des ailiers/latéraux placés haut et des «pistons» comme Remo Freuler et Denis Zakaria qui n’hésitent pas à se projeter et vous obtiendrez une équation offensive plus importante que prévu.

Mais les Helvètes ont aussi dans leurs rangs quelques rares spécialistes du jeu sur les ailes, qui permettraient d’apporter autre chose en cours de rencontre. Vargas, par exemple, serait parfaitement capable de prendre le relais d’Embolo, en se décalant d’un cran sur le côté gauche et Shaqiri en ferait sur le droite. De quoi étirer des défenses renforcées et fatiguées.

Une variation possible en cours de match?

Une variation possible en cours de match?

Comme le disait Aimé Jacquet: «l’important, ce n’est pas le système, mais l’animation.» Dans le cas de l’équipe de Suisse, elle est très dépendante de l’apport des latéraux et des «8». Face au Liechtenstein, ce sera encore plus patent, puisque les Helvètes auront le ballon plus de 70% du temps. De quoi tirer quelques enseignements avant l’Euro, peut-être. Mais le choix de l’adversaire limitera tout de même les déductions qui pourront être faites.

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