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EmploiLe chômage repart à la hausse en France

Coup dur pour le gouvernement socialiste à quelques jours du second tour des départementales: le nombre de demandeurs d'emploi est reparti à la hausse en février.

3,49 millions de demandeurs d'emploi sans aucune activité étaient recensés fin février dans l'Hexagone.

3,49 millions de demandeurs d'emploi sans aucune activité étaient recensés fin février dans l'Hexagone.

Keystone

Le chômage, en recul en France en janvier, est reparti à la hausse en février, flirtant avec son record de fin 2014, ce qui représente un coup dur pour le gouvernement socialiste à quelques jours du second tour des élections départementales.

Selon les chiffres officiels publiés mercredi 25 mars, 3,49 millions de demandeurs d'emploi sans aucune activité étaient recensés fin février dans l'Hexagone, en hausse de 0,4% par rapport au mois précédent. En ajoutant l'outremer, leur nombre atteint 3,75 millions.

En incluant les chômeurs ayant exercé une petite activité, le chômage a atteint un nouveau record à 5,56 millions en France entière.

Majorité affaiblie

Ces mauvais chiffres tombent mal pour le gouvernement et sa majorité affaiblie, à quatre jours du second tour des élections départementales que le Parti socialiste (PS) du président François Hollande aborde en mauvaise posture.

Le PS et ses alliés ont été relégués au troisième rang lors du premier tour le 22 mars, devancés par le parti de droite UMP de l'ancien président Nicolas Sarkozy et le Front national (extrême droite) de Marine Le Pen.

Le PS a vu ses candidats éliminés dès le premier tour des départementales dans un quart des cantons français.

«Une année 2015 meilleure que 2014»

Le Premier ministre Manuel Valls a réaffirmé mercredi qu'il serait «difficile de créer de l'emploi» tant que la France n'atteindrait pas une croissance proche de 1,5%.

Tablant sur les premiers fruits de ses réformes et une conjoncture internationale plus favorable avec la baisse de l'euro, le gouvernement espère cette année une croissance légèrement supérieure à sa prévision officielle d'à peine 1%.

Le ministre du Travail, François Rebsamen, promet malgré tout «une année 2015 meilleure que 2014», avec «une stabilisation, voire une baisse du chômage» à la fin de l'année.

(AFP)

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