Football: «Le coach? Il faut virer ce machin!»
Publié

Football«Le coach? Il faut virer ce machin!»

À Tourbillon, l’«entraîneur» Christian Constantin n’a pu que constater la différence dans un derby du Rhône déséquilibré. Sion était trop emprunté et Servette beaucoup trop fort…

par
Nicolas Jacquier
(Sion)
Christian Constantin a reconnu la supériorité de Servette.

Christian Constantin a reconnu la supériorité de Servette.

Freshfocus

Contre un Servette éminemment joueur, Sion n’a eu que son courage à présenter. Diminué par trop d’absences, le barragiste de Tourbillon n’a jamais pu vraiment y croire; même quand Wakatsuki a réduit trop tardivement le score.

Présent dans la zone technique où il devait relayer Ugo Raczynski, son coach intérimaire, placé en quarantaine préventive quelques heures après sa nomination en fin de semaine, Christian Constantin a vécu un derby contrasté. «En première mi-temps, convenait l’intéressé, Servette était meilleur que nous. Ils étaient beaucoup plus huilés que nous. C’est d’ailleurs ce que j’ai dit à Alain (ndlr: Geiger). Si j’étais un coach normal, j’insisterais sur nos très nombreux absents… J’ai quand même beaucoup de joueurs techniques qui n’étaient pas là ce dimanche. Pour compenser tout ça, on doit faire beaucoup avec le cœur.» Sur la pelouse, on a vu plusieurs jeunes, notamment Lovisa, Rodrigues, Wakatsuki - «entre les trois, je ne suis pas sûr qu’ils arrivent à 55 ans.»

«Je ne peux pas dire que mon équipe n’est pas sortie la tête haute du terrain»

Christian Constantin

À Tourbillon, la timide réaction valaisanne de la seconde période n’a pas suffi à inverser la tendance. «Je ne peux pas changer le résultat, reprend l’homme du banc. Les gars avaient bien travaillé durant la semaine. Ils n’ont jamais lâché sur la pelouse. Je ne peux pas dire que mon équipe n’est pas sortie la tête haute du terrain. Je ne peux pas reprocher à mon équipe de ne pas s’être engagée pour essayer d’égaliser à 2 partout. Mais à partir du moment où tu sors la tête haute et que Servette a réussi à mieux faire que toi, tu dis chapeau à l’adversaire et tu passes à autre chose.»

Avant cela, comment le boss de Tourbillon avait-il jugé la performance du coach Constantin? «Le coach? Il faut virer ce machin!» s’exclamait au coup de sifflet final le président multifonction, apparu à la fois désabusé et réaliste mais possédant suffisamment de recul pour rire de lui-même.

Avant la pause internationale prévue au soir du 21 mars, Sion se déplacera dimanche prochain à la Swissporarena dans la configuration actuelle. «Avant la trêve, confirme Christian Constantin, on ne fera rien. On ira à Lucerne avec Ugo sur le banc. Après, ça ne pourra pas continuer comme cela puisque l’on doit régulariser une situation aujourd’hui transitoire. On profitera de la pause pour mettre les choses en place.» Et surtout nommer le véritable successeur de Fabio Grosso.

Votre opinion