30.10.2018 à 19:11

VaudLe collectif Jean Dutoit va serrer la vis à ses membres

Le collectif qui gère, au Mont-sur-Lausanne, un squat visé par une opération policière le 22 octobre durcit le ton pour éviter que le site ne devienne une plaque tournante de la cocaïne.

3,8 kilos de cocaïne, plus de 2 kilos de marijuana et 68 grammes de pilules ont été saisis par la police lors de l'opération antidrogue qui a visé ce squat au Mont-sur-Lausanne (VD) le 22 octobre.

3,8 kilos de cocaïne, plus de 2 kilos de marijuana et 68 grammes de pilules ont été saisis par la police lors de l'opération antidrogue qui a visé ce squat au Mont-sur-Lausanne (VD) le 22 octobre.

Keystone

Après l'opération antidrogue dans un squat au Mont-sur-Lausanne (VD) le 22 octobre, le collectif Jean Dutoit, qui occupe le bâtiment, durcit le ton envers certains de ses membres. Il ne veut pas que le site soit considéré comme une plaque tournante de la cocaïne.

Après le contrôle de la police, qui a mis la main sur 3,8 kilos de cocaïne, plus de 2 kilos de marijuana et 68 grammes de pilules, le collectif ne cache pas sa déception mardi dans un communiqué. Il dit avoir «indéniablement échoué une nouvelle fois au maintien des règles internes qui interdisent aux habitants d'utiliser la maison et ses alentours comme lieu de stockage, d'échange ou d'achat de produits stupéfiants».

Mise en péril

Pour rappel, une précédente opération en septembre dernier dans un squat du même collectif avait permis aux forces de l'ordre de saisir 1,7 kg de cocaïne. Pour le groupe, il n'est pas question que quelques individus qui ne respectent pas le règlement interne jettent l'opprobre sur tous les autres.

«Nous ne tolérons pas que ce lieu soit utilisé comme moyen de s'enrichir mettant de ce fait tous les membres du collectif en péril.» Et d'annoncer qu'il durcira urgemment le contrôle de ses membres.

«Toute personne impliquée dans la vente de stupéfiant et pour qui cette activité ne relèverait plus d'une mesure de survie exceptionnelle n'a pas sa place dans la maison», poursuit le collectif. Il ajoute qu'il souhaiterait que l'Etat laisse la possibilité à ces personnes d'avoir accès au marché du travail.

(ats)

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