OMC: Le compromis sur la «loi chocolatière» est un «bon résultat»

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OMCLe compromis sur la «loi chocolatière» est un «bon résultat»

La Suisse a obtenu un délai de 5 ans pour abandonner ses subventions aux exportations.

Le message de la Suisse était «clair», a indiqué devant la presse Marie-Gabrielle Ineischen-Fleisch.

Le message de la Suisse était «clair», a indiqué devant la presse Marie-Gabrielle Ineischen-Fleisch.

Le compromis sur la «loi chocolatière» et le reste des décisions prises à Nairobi constituent un «bon résultat» pour la Suisse, étant donné les circonstances, estime la secrétaire d'Etat à l'économie Marie-Gabrielle Ineichen-Fleisch. Mais la partie a été «difficile».

Le message de la Suisse était «clair», a indiqué devant la presse suisse Marie-Gabrielle Ineischen-Fleisch, au terme de la 10e Conférence ministérielle de l'OMC. Elle a obtenu un délai de 5 ans pour abandonner ses subventions aux exportations pour les produits transformés à base de lait et de céréales, puis une mise en œuvre immédiate. Soit mieux que les pays en développement qui devront abolir leurs subventions d'ici 2018. Seules les subventions vers les pays les mois avancés (PMA) seront abolies dès 2016.

La partie n'était pas gagnée pour Berne. Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann avait dit avant la conférence au directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) Roberto Azevedo l'importance de cette question pour la Suisse.

Critique lancée

A Nairobi, Marie-Gabrielle Ineichen-Fleisch a souligné à deux reprises au directeur général qu'elle bloquerait un accord qui ne prévoirait pas ces deux aménagements. Un message relayé auprès des membres par Roberto Azevedo et le facilitateur du Lesotho Joshua Setipa.

Comme les milieux agricoles et la coalition d'ONG Alliance Sud, la Suisse aurait souhaité un accord plus «équilibré» sur tous les volets de la concurrence à l'exportation. Les concessions américaines sur le crédit à l'exportation ne sont que légères. «La Suisse aura fait sa part, mais on ne peut pas en dire autant des autres pays industrialisés», regrette Alliance Sud.

Réunion prévue

Mais du point de vue suisse, «c'était le maximum auquel nous pouvions nous attendre», a souligné de son côté l'ambassadeur suisse auprès de l'OMC Remigi Winzap. Malgré cet engagement suisse, l'Union suisse des paysans (USP) en appelle désormais au Conseil fédéral.

«Nous attendons une alternative qui compense entièrement les conséquences négatives» touchant la «loi chocolatière», a déclaré le représentant de l'USP à la Conférence, Beat Röösli. Des discussions ont déjà commencé et elles doivent se poursuivre dès mardi.

La Suisse est aussi satisfaite que le débat sur l'avenir du cycle de Doha ait pu être posé clairement pour la première fois dans la Déclaration de Nairobi. Berne souhaite que l'OMC puisse conserver sa fonction de négociation à l'avenir. Elle reste attachée au système multilatéral.

(ats)

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