Thurgovie: Le conflit de voisinage dérape: «Je voulais juste l'effrayer»
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ThurgovieLe conflit de voisinage dérape: «Je voulais juste l'effrayer»

Pour une histoire de musique trop forte, un habitant de Sirnach (TG) a pointé une arme Airsoft au visage de son voisin. Une unité spéciale de police est intervenue. L'homme regrette les faits.

par
LeMatin.ch
L'incident est survenu dans ce locatif, à Sirnach (TG).

L'incident est survenu dans ce locatif, à Sirnach (TG).

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Samedi après-midi, une fois revenu de ses courses, C. a mis de la musique dans son appartement de Sirnach, dans le canton de Thurgovie.

Quelques instants plus tard, on vient bruyamment frapper à sa porte: c'est le jeune voisin du dessus, mécontent du volume ambiant. «Il a failli défoncer ma porte», affirme l'habitant de 58 ans à «Blick».

Agacé, le bruyant mélomane se saisit du vieux pistolet Airsoft de son fils. «Je suis retourné à la porte et j'ai pointé l'arme sur lui. Il est devenu blanc et a couru comme un petit cerf jusqu'à son appartement», raconte-t-il. Satisfait de son effet, C. se roule un joint, prend une bière et passe à autre chose.

Unité spéciale

Dix minutes plus tard, son téléphone sonne. Au bout du fil, un commissaire de la police cantonale: «Il m'a ordonné d'ouvrir la porte, très lentement, sans arme. Une unité spéciale m'attendait», indique l'habitant. Téléphone en main, ce dernier constate en effet, par la fenêtre, la présence d'un fourgon de police en bas de chez lui. Et finit par obtempérer: «Il y avait sept ou huit policiers dans le couloir. Ils m'ont immédiatement maîtrisé. En un éclair, je me suis retrouvé à terre et menotté.»

Dans son appartement, la police confisque quatre fusils Airsoft. C. est quant à lui conduit au poste de police et sera relâché le soir-même. «Je ne suis un danger pour personne. Les armes étaient toutes inoffensives, je les avais achetées il y a des années pour mon fils qui est désormais adulte», assure-t-il.

Regrets et excuses

Admettant avoir mal réagi et estimant que «la police a fait un excellent travail», C. regrette son geste. «Je ne le referai pas [...] Je voulais juste qu'il arrête (de se plaindre, ndlr) et l'effrayer un peu.» Dès lors, C. veut tourner la page et s'excuser auprès de son voisin de 25 ans, qui habite l'immeuble depuis trois mois à peine.

Les deux hommes se sont d'ailleurs croisés dans un bar le soir des faits: «Mais il s'est enfui en disant qu'il avait peur de moi, regrette C. Je ne ferai pourtant aucun mal à qui que ce soit.»

J.Z

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