États-Unis - Le Congrès ouvre une enquête sur Matt Gaetz, allié de Trump
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États-UnisLe Congrès ouvre une enquête sur Matt Gaetz, allié de Trump

La commission d’éthique de la Chambre des représentants des États-Unis a annoncé vendredi l’ouverture d’une enquête contre l’élu républicain pro-Trump Matt Gaetz, notamment soupçonné d’avoir eu une relation sexuelle avec une mineure.

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AFP
Image d’archive de Matt Gaetz.

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Rare instance comptant autant de démocrates que de républicains, «la commission a pris connaissance des accusations dans le domaine public» visant l’ex-avocat de 38 ans, écrivent ses membres dans un communiqué.

Le ministère américain de la Justice enquête sur des soupçons d'«exploitation sexuelle de mineure» pesant sur le parlementaire, étoile montante des conservateurs, selon plusieurs médias américains. La police fédérale se pencherait sur la nature de ses relations avec une adolescente de 17 ans en Floride, et tenterait de savoir s’il l’a payée pour obtenir des faveurs sexuelles. La loi dans cet État, qu’il représente à la Chambre, fixe la majorité sexuelle à 18 ans. Matt Gaetz a fermement démenti ces accusations et n’a pas été inculpé.

Outre ces faits, la commission dit examiner d’autres allégations visant le parlementaire, soupçonné, énumère-t-elle dans son communiqué, «d’usage illicite de stupéfiants, d’avoir partagé dans l’hémicycle des images ou des vidéos déplacées, d’avoir détourné des documents d’identification, employé des fonds de campagne pour son usage personnel, et/ou accepté un pot-de-vin, une somme d’argent indue ou un cadeau non-permis en violation des règles de la Chambre». «La commission souligne que le simple fait qu’elle enquête sur ces accusations, et le révèle publiquement, n’indique pas en soi qu’une infraction a été commise», poursuit-elle dans un communiqué.

Tentative d’extorsion

Dès la parution des premiers articles sur l’enquête le visant, la semaine dernière, Matt Gaetz avait affirmé que sa famille avait été victime d’une tentative d’extorsion, et que ces «fausses accusations» avaient été révélées dans le seul but de le faire chanter. Son service de presse a réaffirmé vendredi que ces accusations «complètement fausses» n’avaient été «validées par aucun être humain prêt à» révéler publiquement son identité.

En parallèle, la commission d’éthique de la Chambre a annoncé l’ouverture d’une enquête contre un autre républicain, Tom Reed, 49 ans, accusé par une jeune femme de l’avoir harcelée sexuellement en 2017. Le parlementaire rejette également ces accusations.

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