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VaudLe Conseil d'État demande 43 millions pour le Pôle muséal

Le projet devrait être concrétisé d'ici 2017 dans l'ancienne halle aux locomotives de la gare de Lausanne.

Le Conseil d'Etat vaudois demande au Parlement 43,5 millions pour le Pôle muséal qui devrait voir le jour d'ici 2017 dans l'ancienne halle aux locomotives de la gare de Lausanne. Le Grand Conseil devrait se prononcer avant l'été.

Le gouvernement a transmis au Parlement un exposé des motifs portant sur trois décrets et une loi. Il comprend notamment un crédit d'ouvrage de 30,63 millions pour le futur Musée cantonal des Beaux-Arts (mcb-a) et un crédit d'étude de 12,95 millions pour la deuxième phase du Pôle muséal qui concerne le mudac et l'Elysée, musées de design et de photographie trop à l'étroit dans leurs murs.

Aller de l'avant

Le pôle muséal est un «outil important qui doit faire rayonner le canton en Suisse et à l'étranger», a rappelé lundi devant la presse le conseiller d'Etat Pascal Broulis. Pour ne pas perdre de temps, le canton a décidé d'aller de l'avant, même si un recours est annoncé au Tribunal fédéral contre le Plan d'affectation de la zone.

La mise à l'enquête de la première phase du projet (la construction du mcb-a) démarrera ces prochains jours, en parallèle au travail parlementaire. Quelque 15'000 briques seront nécessaires pour ériger ce bâtiment de quatre niveaux (dont un en sous-sol), qui mesurera 144 mètres de long, sur 20 de large et 22 de haut.

Financement presque bouclé

Le financement, résultat d'un partenariat public-privé, n'est pas encore entièrement bouclé. Sur le budget global de 83,5 millions, 34 proviendront du privé. A ce jour, 25,8 millions ont été réunis. «Nous pensons que nous aurons le reste cette année encore», selon Pascal Broulis.

Le Conseil d'Etat sollicite également du Grand Conseil un crédit de 12,95 millions de francs pour les études de la phase deux du Pôle muséal, dont le concours d'architecture pour les deux bâtiments qui abriteront le mudac et l'Elysée. Le coût total estimé de cette deuxième étape est de 100 millions, financés à 40% par le privé.

A l'horizon 2020, le pôle muséal deviendra «un ensemble unique au rayonnement international garanti», selon Daniel Brélaz, syndic de Lausanne. Sa localisation est «idéale», près d'une gare en développement, qui devrait être desservie par deux métros.

Fondation de droit public

Le paquet transmis au Parlement comprend encore un crédit d'étude de 400'000 francs pour réaménager le Palais de Rumine, au centre-ville, siège actuel du musée des Beaux-Arts. Enfin, un nouveau projet de loi est présenté pour permettre la création d'une fondation de droit public pour l'exploitation future du mcb-a.

Ce statut donnera plus de souplesse à l'institution qui reste sous la surveillance de l'Etat. «Nous prenons le meilleur des deux mondes», a fait valoir la conseillère d'Etat Anne-Catherine Lyon. «La rapidité du secteur privé et la solidité du secteur public».

(ats)

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