Streaming et jeux vidéo - Le Conseil fédéral veut un age minimum et des contrôles

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Streaming et jeux vidéoLe Conseil fédéral veut un âge minimum et des contrôles

Aujourd'hui, les enfants et les jeunes ne sont guère protégés des offres en ligne inadaptées. Le Conseil fédéral veut changer cela avec une nouvelle loi. Mais l'industrie du streaming riposte.

par
Newsdesk
Archives/Photo d’illustration.

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Getty Images via AFP

Les mineurs sont mal protégés contre les contenus multimédias inadaptés, indique le Conseil fédéral dans un rapport. Il a donc élaboré une nouvelle loi qui sera discutée au Parlement la semaine prochaine, indique la SonntagsZeitung. Il s'agit de classer selon l’âge les jeux vidéo, ainsi que les films et les séries, uniformément dans toute la Suisse, et de fournir des références aux représentations du sexe et de la violence.

Beaucoup d'argent est en jeu puisque les ventes de jeux vidéo en Suisse ont atteint 270 millions de francs l'an dernier tandis que les fournisseurs de streaming réalisent un chiffre d'affaires de plus de 500 millions de francs.

Epine dans le pied

Pour Netflix, Prime Video, mais aussi Swisscom, Salt, Sunrise et UPC, la réglementation est une épine dans le pied. La loi stipule par exemple que ces derniers doivent prendre des mesures pour s'assurer que les mineurs n'ont pas accès à des contenus pour lesquels ils sont encore trop jeunes. «Si les parents doivent approuver chaque film avec un code PIN, ils désactiveront cette fonction très rapidement, explique Michael In Albon, chargé de la protection des jeunes face aux médias chez Swisscom. Il est déjà possible aujourd'hui d'aménager un espace séparé pour les enfants. Il est de la responsabilité des parents de vérifier que leur progéniture n'évolue que dans cet espace, et non le prestataire.»

En Suisse, un jeune sur trois a désormais son propre abonnement de streaming de films et de séries, et la tendance est à la hausse. C'est ce que montrent les études de la Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW). Quatre jeunes sur cinq regardent aussi régulièrement des vidéos sur des plateformes comme YouTube.

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