08.03.2016 à 11:00

AssurancesLe contrôle des factures bénéfique pour la Suva

La Caisse nationale suisse d'assurance a réalisé des économies supérieures à 200 millions de francs en 2015 grâce au contrôle de plus de 600'000 factures.

Grâce à l'exploitation des technologies du «Big Data», la Suva a contrôlé plus de 600'000 factures en 2015.

Grâce à l'exploitation des technologies du «Big Data», la Suva a contrôlé plus de 600'000 factures en 2015.

Archives/photo d'illustration, Keystone

En 2015, plus de 463'000 accidents et maladies ont été annoncés à la Suva, soit 0,7% de plus que l'année précédente. Les accidents professionnels et les maladies professionnelles représentent 180'376 cas (-1%) et les accidents non professionnels 265'297 cas ( 1,5%). Environ 290'000 factures ont été refusées, a indiqué mardi l'assureur basé à Lucerne.

Les frais de traitement ont légèrement augmenté en 2015. Ils ont atteint 1,19 milliard de francs, soit une hausse d'un peu plus de 2% par rapport à l'exercice précédent.

Nouvelles rentes d'invalidité en baisse

La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents a encore versé 1,303 milliard de francs d'indemnités journalières, soit une hausse de 0,7% par rapport à 2014. Le nombre de nouvelles rentes d'invalidité allouées a diminué, passant de 1714 en 2014 à 1605 en 2015. Le coût des nouvelles invalidités a diminué de 20 millions de francs pour s'établir à 517 millions.

Grâce à l'exploitation des technologies du «Big Data», la Suva a contrôlé plus de 600'000 factures en 2015. L'assureur a ainsi économisé 200 millions de francs, soit 40 millions de plus qu'en 2014.

Au moyen d'un logiciel, la Suva analyse le mode de facturation des fournisseurs de prestations (hôpitaux et médecins) et repère les incohérences. Les factures comportant des demandes injustifiées sont interceptées avant le paiement.

Identification des abus de médicaments

Actuellement, le système contrôle si un médicament est facturé correctement et s'il est adapté au diagnostic. Dès cet été, la Suva pourra identifier systématiquement les abus au moyen d'un logiciel disposant de nouveaux algorithmes.

L'assureur pourra ainsi vérifier si le dosage de médicaments se situe dans une mesure raisonnable. Il sera donc possible de détecter des patients victimes d'addictions qui usent d'astuces pour obtenir plus de médicaments que prescrits.

(ats)

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