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BDLe coronavirus déjà présent chez l’homme des cavernes

Dans sa série «Silex and the City» qui singe l’époque moderne dans la préhistoire, Jul ne pouvait pas passer à côté du coronavirus. Et ça fait du bien d’en rire.

par
Michel Pralong
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Déjà à l’époque, le confinement n’était pas superdrôle.

Déjà à l’époque, le confinement n’était pas superdrôle.

Jul/Dargaud
Niveau soins aussi il y a du souci à se faire.

Niveau soins aussi il y a du souci à se faire.

Jul/Dargaud
Même si l’homme des cavernes a eu un impact restreint sur l’écosystème, Jul imagine le retour des dinosaures grâce au confinement.

Même si l’homme des cavernes a eu un impact restreint sur l’écosystème, Jul imagine le retour des dinosaures grâce au confinement.

Jul/Dargaud

Les gags sur le coronavirus se sont faits de plus en plus rares sur les réseaux sociaux, tout le monde en ayant ras la patate de la pandémie, de ses ravages et de ses contraintes. Tous? Non, l’auteur de BD Jul résiste et en infecte les Dotcom. Il s’agit de la famille vedette de sa série «Silex and the City», une sorte de satire de l’époque moderne transposée à l’âge des cavernes. Alors évidemment, à force de boulotter du pangolin et de la marmotte, il fallait bien que cela arrive: le monde préhistorique est à son tour (mais donc bien avant nous) atteint par une pandémie: la Lascauvid-19.

Jul manie fort bien l’art du dialogue et du jeu de mots, preuve en est le titre de cet album: «La dérive des confinements». En montrant le coronavirus à l’âge de pierre, il souligne d’autant mieux les questionnements, comportements absurdes et terreurs primales qu’a provoqués cette maladie à notre époque.

Gare au professeur Oraoultang

Les Dotcom ne font pas plus les malins que nous lorsqu’il s’agit de rester confinés à quatre, de pratiquer l’enseignement à distance ou de se retrouver à court de feuilles (d’arbre) de papier toilette. Au XXIe siècle, le virus nous prive de notre liberté d’action; au temps des cavernes, il freine tout simplement l’évolution. Que vous connaissiez la série (ou son adaptation en dessin animé sur Arte) ou non, et même si le coronavirus vous lasse, lisez cet album. C’est sans doute l’une des meilleures thérapies, si ce n’est contre la pandémie, du moins contre la morosité ambiante. Plus efficace apparemment que la bananosilexidrine prônée par le professeur Oraoultang, comme le fait remarquer Jul.

«Silex and the City: la dérive des confinements», Tome 9, par Jul, Éd. Dargaud, 48 pages

«Silex and the City: la dérive des confinements», Tome 9, par Jul, Éd. Dargaud, 48 pages

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1 commentaire
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mendrisiotto

11.01.2021 à 14:30

La photo de Greta, ça fait du mal quant même la pandémie