Dessins: Valott dépiste le coronavirus à coups de crayon
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DessinsValott dépiste le coronavirus à coups de crayon

Dans son livre «Terrien, t'es rien!», notre dessinateur nous montre comment il a vécu, et surtout vu, cette crise qui a paralysé la planète.

par
lematin.ch
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Le grain de sable qui empêche la Terre de tourner ressemble étrangement au coronavirus.

Le grain de sable qui empêche la Terre de tourner ressemble étrangement au coronavirus.

Valott/Ed. Favre
La planète est comme aspirée, non pas par un trou noir, mais un trou rose.

La planète est comme aspirée, non pas par un trou noir, mais un trou rose.

Valott/Ed. Favre
Le virus tente de rentrer de force chez nous, façon «Shining». Il faut se cloîtrer avec masque et gel pour seules protections.

Le virus tente de rentrer de force chez nous, façon «Shining». Il faut se cloîtrer avec masque et gel pour seules protections.

Valott/Ed. Favre

Depuis mars, tout le monde ne parle plus que de cela: le coronavirus! Pour les dessinateurs de presse, pareil. Difficile de traiter de quoi que ce soit d'autre. Mais, dès les premiers symptômes de l'épidémie, notre dessinateur Valott a commencé à jeter des idées sur le papier, griffonnant déjà les premiers contours du virus. Coup de bol (au moins un dans cette pandémie), le coronavirus est graphiquement hyper visuel! Ce qui lui permet d'être adapté à toutes les sauces.

Alors du coronavirus, Valott en a croqué! Et l'a aussi croqué, sous toutes ses coutures. Il pensait qu'il en aurait vite fait le tour, mais les idées ont succédé aux idées. Les dessins qu'il ne publiait pas dans «24 heures» ou sur Lematin.ch, il les postait sur sa page Facebook. Et quand il a vu que les retours étaient bons, il s'est dit, comme les sujets qui concernent vraiment tout le monde ne sont pas légion, qu'il pourrait en faire un livre. Il a proposé l'idée, sans trop y croire vraiment, aux éditions Favre, qui ont dit oui tout de suite.

Le virus se propage, page par page

Et voilà le résultat, qui sort ce 12 mai, au moment où les libraires rouvrent. Ce n'est pas juste un livre avec des dessins sur le coronavirus, c'est davantage une sorte de journal de bord qui permet de comprendre comment un tel événement est perçu, digéré et rendu par un dessinateur. Au fil des pages, nous revoyons se dérouler ce drame mondial que nous avons tous vécu. Valott a lui-même écrit les textes qui accompagnent ses dessins, ce qui nous éclaire sur comment il a ressenti les choses et d'où lui sont venues ses idées.

Sur notre site, dans sa rubrique «Tableau noir», vous connaissez la version minimaliste de Valott alors que les dessins qu'il publie dans «24heures» sont beaucoup plus léchés. Parce qu'ils ne remplissent pas les mêmes fonctions. Mais grâce à ce livre vous allez découvrir tout l'éclectisme du bonhomme. Ceux qui se souviennent de ses caricatures dans «Le Matin Dimanche» à l'époque en retrouveront ici, mais on admire également son talent de cartooniste et de graphiste.

Il connaît ses déclinaisons

Valott n'est jamais aussi à l'aise que lorsqu'il décline un sujet, comme il l'a fait avec ses nains, ses spermatozoïdes ou la croix suisse dans ses précédents ouvrages. Mais il n'a sans doute jamais été aussi bon qu'avec le coronavirus. Et ce n'est pas (que) parce qu'il collabore avec nous que nous vous conseillons ce livre. C'est une belle antidote (au moins une de trouvée) à la peur du virus. Et pour couronner le tout (c'est le cas de le dire), une partie des recettes sera versée à la Chaîne du bonheur.

Michel Pralong

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