AUTOMOBILISME: Le crash du Mans, c'était il y a 60 ans jour pour jour
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AUTOMOBILISMELe crash du Mans, c'était il y a 60 ans jour pour jour

L'accident du 11 juin 1955 est la pire tragédie de l'histoire du sport automobile, avec 82 morts et 94 blessés.

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Une vue générale sitôt après le crash de la Mercedes Benz 300 SLR du pilote fran4ais Pierre Levegh, qui a fait 82 morts et 94 blessés.

Une vue générale sitôt après le crash de la Mercedes Benz 300 SLR du pilote fran4ais Pierre Levegh, qui a fait 82 morts et 94 blessés.

AFP
Les sauveteurs et les rescapés à la recherche de survivants au milieu des débris.

Les sauveteurs et les rescapés à la recherche de survivants au milieu des débris.

AFP
Les débris de la Mercedes Benz du pilote français Pierre Levegh.

Les débris de la Mercedes Benz du pilote français Pierre Levegh.

AFP

Pire tragédie de l'histoire du sport automobile, avec 82 morts et 94 blessés, l'accident du 11 juin 1955 a fait de la sécurité une véritable obsession aux 24 Heures du Mans, la plus grande course d'endurance au monde.

L'édition 1955 des 24 Heures promettait du grand spectacle grâce à la rivalité exacerbée entre Jaguar, qui avait introduit deux ans avant les premiers freins à disques, et Mercedes, dont l'une des voitures était confiée au mythique Juan-Manuel Fangio.

La Mercedes décolle à 18h28

La course a pris une tournure dramatique à 18h28, près de deux heures et demie après le départ, quand la Jaguar No 6, pilotée par Mike Hawthorne, a freiné brutalement dans la ligne droite des stands, pour ravitailler, juste devant l'Austin-Healey No 26 de Lance Macklin, qu'elle venait de dépasser.

Macklin n'a eu d'autre choix que de se décaler sur sa gauche pour l'éviter, sans voir la Mercedes No 20 de Pierre Levegh, qui arrivait à pleine vitesse derrière lui. La Flèche d'Argent l'a percuté, à près de 200 km/h, a décollé et explosé en vol.

Sa carcasse s'est disloquée en percutant le talus, propulsant son moteur et son train avant dans le public. De nombreux spectateurs ont été tués sur le coup, comme le pilote.

Course pas interrompue

Malgré le bilan, terrible, les organisateurs n'ont pas interrompu la course, afin d'éviter que des dizaines de milliers de spectateurs ne quittent le circuit en engorgeant les rares voies d'accès, nécessaires pour les secours. Une décision durement critiquée par la suite.

Cet accident est devenu une «tragédie fondatrice» des 24 Heures, a expliqué récemment Pierre Fillon, le président de l'Automobile Club de l'Ouest (ACO), au quotidien régional Ouest-France.

C'est depuis cette tragédie que les courses en circuit sont interdites en Suisse.

La vidéo du crash:

(AFP)

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